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BlaBlaCar va arrêter son activité de bus en France et supprimer 40 postes

Si vous aviez l’habitude de voyager en bus avec BlaBlaCar, c’est bientôt de l’histoire ancienne. La plateforme communautaire de mobilité, qui s’est fait connaître par ses services de covoiturage depuis plus de 15 ans, a annoncé la fin de son service de bus, indique le Huff Post. Connus sous le nom de BlaBlaBus après le rachat des Ouibus à la SNCF, ils avaient petit à petit pris le nom de BlaBlaCar Bus. L’arrêt des opérations de ce service est prévu pour la fin de l’année 2026.

Pourquoi une telle décision ? La société BlaBlaCar invoque des «difficultés économiques structurelles» rencontrées «sur cette activité». Ce projet doit aussi mettre fin à «des pertes d’exploitation récurrentes et importantes» et devrait entraîner «la suppression de 40 postes» sur les 400 lignes en France et dans d’autres pays européens. A noter que ces lignes exploitées en Europe le sont via des sous-traitants qui sont aujourd’hui dans l’expectative, soulignent nos confrères.

18 millions de passagers en 2024

Réagissant sur France Inter, le délégué général de l’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), Jean-Marc Rivera, évoque une «décision soudaine, totalement inattendue (…) et même effectivement brutale». D’autant plus étonnant selon lui que «tous les signaux qui étaient plutôt entendus ces dernières semaines» concernaient «un développement des lignes qui ont aujourd’hui un taux de remplissage extrêmement élevé».

De son côté, BlaBlaCar assure qu’elle va continuer à «accompagner les partenaires autocaristes indépendants qui souhaiteraient opérer ces lignes» tout en «renforçant son rôle de marketplace». Ce qui étonne aussi Jean-Marc Rivera, ce sont les chiffres évoqués par BlaBlaCar l’année passée, à savoir 18 millions de passagers en 2024 sur ces liaisons pour lui ainsi que son concurrent, FlixBus. «C’est vraiment une grande surprise et une très grande inquiétude pour toutes les entreprises qui travaillent pour BlaBlaCar, qui sont majoritairement des petites et moyennes structures», lance-t-il, évoquant «un choc (qui) est rude».

La voie royale pour FlixBus ?

Personnel recruté, investissements dans le matériel roulant… de nombreuses entreprises avaient misé gros sur ces services. Mais pour BlaBlaCar, la fragilité du modèle économique, impliquant des prix bas constamment, et une clientèle très jeune, ne serait plus viable. Désormais, l’OTRE veut une «transparence totale sur le calendrier et les modalités de ce projet» ainsi qu’«un accompagnement renforcé des transporteurs partenaires». Elle met également en garde sur le futur monopole de FlixBus : «Un monopole n’est jamais foncièrement une bonne chose», rappelle Jean-Marc Rivera.


Source:

www.capital.fr

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