Fabien Gantois, architecte, vice‑président du Conseil national de l’ordre des architectes, a signé une tribune dans la presse nationale pour réclamer que l’architecture et le cadre de vie soient affirmés comme objets d’une grande politique publique. Il insiste sur la nécessité d’inscrire ces questions au cœur des décisions de l’État afin d’éviter que des choix ponctuels ou de faible qualité n’héritent aux générations futures.
Dans son texte, il souligne que les bâtiments et les espaces aménagés ne sont pas neutres : ils structurent les usages, pèsent sur l’environnement et engagent des coûts sur le long terme. Face à l’ampleur des transformations urbaines et écologiques, il appelle à une vision partagée qui dépasse les cycles électoraux et les intervalles de marché, afin d’assurer durabilité, confort et esthétisme dans l’espace public et privé.
La proposition vise à coordonner acteurs institutionnels, élus locaux, professionnels du bâtiment et usagers autour d’orientations claires. Concrètement, il plaide pour une élévation de la place de l’architecture dans les politiques publiques, une meilleure intégration entre aménagement du territoire et urbanisme, ainsi que pour des mécanismes qui favorisent la qualité constructive et la résilience face aux défis climatiques. L’objectif déclaré est d’anticiper les besoins plutôt que de se contenter de réactions ponctuelles.
Cet appel relance le débat sur le rôle de l’État dans la définition des normes et des priorités qui façonnent le bâti. Au‑delà des positions professionnelles, la question touche la vie quotidienne des habitants, la préservation du patrimoine et la maîtrise des dépenses publiques sur le long terme. La tribune de Fabien Gantois pose ainsi un jalon dans la réflexion nationale sur la manière dont la France souhaite concevoir et habiter ses territoires demain.






