Véhicules nautiques à moteur (VNM), jet-skis et scooter des mers s’ébattent chaque année dans l’archipel des Glénan (Finistère), au grand dam des nageurs, plongeurs et plaisanciers. Depuis le 3 juin 2026, le préfet maritime de l’Atlantique interdit la circulation de ces engins, sauf pour le transit par le chenal de la Chambre, le cœur de l’archipel, que l’on emprunte pour accéder à la cale Saint-Nicolas et la Pie, une zone de mouillage.
Les motifs de cette réglementation très stricte sont d’ordre environnementaux et sonores. Le préfet veut éviter les dérangements sur les « espèces de faune protégées et les espèces d’intérêt communautaire, les caractéristiques techniques, nautiques et sonores des VNM, étant de nature à porter atteinte à la conservation des espèces faunistiques ». Il estime qu’il « convient de concilier les activités de plaisance et les objectifs de protection de l’environnement ».
Ceux qui pourraient ne pas respecter cette réglementation s’exposent à des amendes sévères voire la confiscation des engins par les autorités compétentes : gendarmerie, affaires maritimes, brigade nautique.
« La saisie du bateau peut être envisagée au cas par cas »
L’autre réglementation porte sur l’alcool à la barre. Depuis le 2 juin 2026, un décret prévoit des sanctions en cas de conduite d’un bateau de plaisance à moteur en état d’ivresse manifeste et le défaut de maîtrise dans la conduite d’un navire. Cette réglementation nationale intervient après des débordements dus à la consommation excessive d’alcool en mer. « En milieu maritime, les effets de l’alcool sont amplifiés par l’exposition au soleil, la chaleur, le vent, la déshydratation, les mouvements du bateau ou l’évolution rapide de la météo. La présence d’autres navires, de baigneurs ou autres, rend indispensable une parfaite maîtrise de ses moyens », souligne Bruno Merrien, maire de Fouesnant-Les Glénan.
Il n’y aura pas de contrôle d’alcoolémie comme à terre, avec un taux d’alcool mesuré dans l’air expiré ou dans le sang, mais « les services qui vont intervenir en mer vont déterminer l’état d’ivresse ou l’ivresse manifeste en constatant les signes extérieurs d’ivresse : élocution difficile, yeux brillants, équilibre précaire, odeur d’alcool. « L’alcoolisation à la barre sera sanctionnée par une amende et la saisie du bateau peut être envisagée au cas par cas », ont martelé les services de gendarmerie.
Il va y avoir une coordination entre la préfecture, le Cross, les pompiers, les gendarmes, la brigade nautique, la ville de Fouesnant et la SNSM, pour la sensibilisation, la prévention et la répression. « Il y aura zéro tolérance que ce soit en mer ou au retour au port », ont assuré le directeur de cabinet du préfet, Christophe Kirgo et le colonel Pierre, second de la gendarmerie de Quimper.
Source:
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