Il faudra se mobiliser rapidement, dit Jean-Luc Mélenchon. Le chef de file de La France Insoumise et candidat à la présidentielle a appelé ce dimanche les autres formations de gauche à le « rejoindre », si elles souhaitent le faire, avant la fin de l’année, leur imposant même une date butoir : celle du mois de novembre.
Interrogé au sujet des divisions à gauche sur le plateau de « Dimanche en politique » de France 3, en vue de l’élection de 2027, Jean-Luc Mélenchon a admis que celles-ci aidaient sa propre candidature. « J’ai deux propulseurs. Le premier, qui pousse, c’est notre audience de masse, qui s’est vérifiée, à Saint-Denis », a-t-il expliqué en référence au meeting organisé par LFI le 7 juin dernier.
« De l’autre côté, il y a le vide qui m’aspire, donc ça accélère la fusée. Mais, honnêtement, il va bien falloir qu’ils (les autres partis de gauche, NDLR) se décident à un moment ou à un autre à faire quelque chose d’utile, à part se battre entre eux », a-t-il développé.
Les autres leaders doivent rester « eux-mêmes »
« Par la force des choses », ces partis devront prendre une décision avant le « mois de novembre », date à laquelle LFI va déposer son programme, a ajouté Jean-Luc Mélenchon. « On ne va pas commencer des palabres groupusculaires pendant des mois », a ajouté l’Insoumis, taclant des partis de gauches « qui confondent une élection avec leur congrès ».
Jean-Luc Mélenchon a appelé ceux qui le souhaitent à le « rejoindre », sans le « rallier » : « Je souhaite que ceux qui viennent faire campagne avec nous restent eux-mêmes. C’est-à-dire qu’ils développent leurs propres idées et qu’ils montrent comment, compte tenu de leur point de vue, ils appellent à voter pour moi. »
Dans la même interview, Jean-Luc Mélenchon s’est aussi dit capable de « réussir à éliminer » le candidat du Rassemblement national en 2027, et ce dès le premier tour. Si ce n’est pas le cas, « je le battrai » au second, « je n’ai pas le moindre doute sur ce sujet », a-t-il assuré car « notre patrie n’est pas un pays raciste, elle n’est pas un pays suprémaciste, elle n’est pas un pays islamophobe ».
Ces déclarations surviennent dans un contexte de brouillard à gauche, où plusieurs socialistes s’affichent déjà comme candidats à la présidentielle, et où les débats se poursuivent autour de l’organisation d’une primaire élargie sans LFI, alors que des Écologistes ont plutôt appelé à tendre la main au parti de Mélenchon.
Source:
www.leparisien.fr






