“Le vent marin malmène sa soutane blanche. Sur la pointe de Lampedusa qui fait face à l’Afrique, Léon XIV grimpe parmi les rochers. Un geste inattendu et imprévu. Une rafale emporte sa calotte. Elle sera retrouvée peu après. L’air soucieux, il s’arrête pour scruter la Méditerranée depuis l’un des postes d’observation qui témoignent du caractère de forteresse de l’île.”
C’est par cette description évocatrice que le quotidien catholique italien Avvenire entame son article sur la visite du pape Léon XIV, le 4 juillet, sur l’île italienne de Lampedusa. Cette visite d’une demi-journée sur cet îlot de 20km², située entre la Tunisie et Malte, intervient quelques semaines après l’adoption par l’Union européenne (UE) de nouvelles mesures migratoires prévoyant notamment la création de centres de rétention hors des frontières de l’UE.
“Les personnes qui ont perdu la vie dans cette mer sont victimes à la fois de décisions prises et de décisions qui n’ont pas été prises”, a dénoncé le pape tandis que des drapeaux européens et italiens flottaient au-dessus du bunker duquel il a pris la parole. “À travers les différentes époques, il y a toujours eu des personnes qui craignent d’être contaminées par le contact avec les autres, niant ainsi – même face à la souffrance et à la mort – l’origine com
Source:
www.courrierinternational.com






