Le laboratoire BioNTech va fermer trois sites de production en Allemagne et un à Singapour en 2027, touchant jusqu’à 1.860 employés, le fabricant du vaccin anti-Covid en perte de vitesse souhaitant se concentrer sur son activité d’oncologie.
L’entreprise prévoit l’arrêt de la production à Idar-Oberstein (ouest), Marbourg (ouest), à Singapour ainsi qu’au siège à Tübingen (sud-ouest) de CureVac, son ancien rival qu’elle a racheté pour environ un milliard d’euros, selon une annonce en marge d’un communiqué de résultats du premier trimestre publié mardi. Cela représente près d’un quart des effectifs du groupe basé à Mayence (ouest).
Une fermeture attendue d’ici la fin de l’année prochaine
Selon le communiqué, la fermeture des sites en Allemagne est attendue d’ici la fin de l’année prochaine, tandis que l’exploitation du site de Singapour devrait cesser au premier trimestre 2027. Ces coupes sociales pourraient rapporter environ 500 millions d’euros d’économies annuelles à partir en 2029, d’après BioNTech.
Elles sont « destinées à soutenir l’entreprise dans la poursuite de la commercialisation de son pipeline en oncologie en pleine expansion », détaille le communiqué. BioNTech cite également la nécessité de « consolider » son réseau de production « là où des surcapacités sont attendues ».
« Un pur calcul financier à court terme », a dénoncé le syndicat du secteur IGBCE dans un communiqué, accusant BioNTech de « nuire à la résilience du bastion pharmaceutique et biotechnologique qu’est l’Allemagne ».
Tourner la page du Covid-19
Fondée en 2008, BioNTech cherche à tourner la page de la période faste du Covid-19 au début des années 2020, marquée par le développement avec l’américain Pfizer d’un des premiers vaccins à ARN messager contre le virus mondial. Le laboratoire avait à l’époque « reçu des millions d’euros de soutien public », rappelle par ailleurs l’IGBCE.
D’après le communiqué de résultats, l’activité de vaccins anti-Covid a particulièrement plombé le chiffre d’affaires au premier trimestre 2026, chutant de 35 % sur un an à 118 millions d’euros. Dans le même temps, la perte nette s’est alourdie à 532 millions d’euros, contre 416 millions d’euros un an plus tôt.
Le groupe a aussi annoncé en mars le départ surprise de ses cofondateurs, Ugur Sahin et Özlem Türeci, un couple de chercheurs allemands d’origine turque qui veut créer une société dédiée aux innovations dans l’ARN messager. Cette entreprise gardera des liens avec BioNTech, qui se concentrera sur le développement et la commercialisation de ses médicaments, notamment dans l’oncologie.
Source:
www.20minutes.fr




