Nestlé l’avait annoncé fin 2025, il passe à l’action. Sous la houlette de son nouveau directeur général, Philipp Navratil, la multinationale suisse va mettre en œuvre son plan de relance afin d’accélérer sa transformation. En octobre dernier, Nestlé avait ainsi indiqué vouloir supprimer 16 000 postes dans le monde d’ici 2027 face notamment au recul de son chiffre d’affaires. «Le monde évolue et Nestlé doit s’adapter plus rapidement», lançait Philipp Navratil, conscient de «prendre des décisions difficiles, mais nécessaires, pour réduire les effectifs.»
Ce jeudi 23 avril, le groupe suisse a confirmé la suppression de ces 16 000 postes, indique Le Parisien, dont 180 en France. Ces suppressions toucheront principalement des fonctions support, plus précisément sur trois sites : le siège basé à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) et dans deux centres de recherche à Tours (Indre-et-Loire) et Lisieux (Calvados). Pour se justifier, Nestlé évoque «un marché agroalimentaire sous tension marqué par la pression sur le pouvoir d’achat, la hausse des coûts de production et une concurrence accrue».
Suppression d’emplois dès 2027
Dans son communiqué, le groupe ajoute que le nombre de postes concernés en France pourrait être moins important, de l’ordre «de 75 à 100 postes», Nestlé évoquant les «postes vacants, les créations de postes et les mobilités internes volontaires». «Conçus avec l’objectif prioritaire de limiter les départs contraints, ces projets entendent privilégier les mobilités internes et différents dispositifs de départs volontaires ou de fin de carrière», ajoute l’entreprise. Tous seront présentés dans le cadre de plans de sauvegarde de l’emploi.
Au regard des 9 000 emplois dans l’Hexagone, cette vague de suppression d’emplois reste faible. Dans tous les cas, elle interviendra «progressivement à compter de 2027», indique Nestlé qui souhaite «recourir davantage aux services partagés du groupe et de simplifier sa structure, y compris de ses centres de recherche et développement de Tours et de Lisieux». D’ici 2027, le géant suisse veut réaliser trois milliards de francs suisses.
Nestlé veut retrouver la croissance même si, au premier trimestre, son chiffre d’affaires mondial a été légèrement supérieur aux prévisions, à 21,3 milliards de francs suisses (23,2 milliards d’euros). Le groupe doit rassurer après le scandale récent des laits infantiles, le changement brutal de direction (départs du directeur général, Laurent Freixe et du président Paul Bulcke) ainsi que le scandale lié aux eaux en bouteille.
Source:
www.capital.fr




