De lui, on sait à la fois tout et rien. Son agression tragique est connue. Le 4 août 2019, ce petit touriste français de 6 ans a été poussé dans le vide depuis une plate-forme au 10e étage de la Tate Modern, le musée d’art moderne de Londres (Royaume-Uni) où il séjournait avec ses parents. Une chute interrompue par un balcon 30 m plus bas. L’enfant a survécu malgré de très graves blessures.
Jonty Bravery, l’auteur de cet acte insensé mais volontaire — cet adolescent britannique souffrant de troubles de la personnalité avait déambulé un quart d’heure avant de choisir sa victime — a été condamné en 2020 à la prison à vie, assortie d’une peine minimale de 15 ans.
La suite de l’histoire se déroule quelque part en France, où le survivant désormais entré dans sa 13e année lutte au quotidien pour tenter de retrouver la vie la plus normale possible. Avec un courage exemplaire. De lui, on ne connaît que l’évolution générale de son état de santé à travers les messages que ses parents, tout en préservant son intimité, transmettent à la créatrice d’une cagnotte en ligne. Bouleversée par le drame, cette femme l’a lancée 48 heures après afin de « recueillir des fonds pour lui permettre de recevoir des soins médicaux et de réadaptation de qualité ». Ce financement participatif a récolté depuis 525 048 livres (603 385 euros), montant affiché ce samedi en début d’après-midi.
Publiée mardi 14 avril, la dernière mise à jour annonce que le jeune adolescent et les siens traversent une période difficile. « Notre fils a été opéré en janvier, mais sa rééducation s’avère plus longue et plus compliquée que prévu. Il est toujours hospitalisé dans un centre de rééducation car il ne peut toujours pas marcher. Ces trois dernières semaines, il n’a pu sortir que le week-end, en fauteuil roulant, ce qui le frustre énormément : il a l’impression de faire un triste pas en arrière », écrivent les parents.
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« Il a hâte de reprendre une vie normale »
Ces nouvelles peuvent inciter à la morosité d’autant plus que la précédente actualisation était gorgée d’optimisme, révélant que le jeune ado pouvait de nouveau courir et nager, à son rythme évidemment, progrès signant une « réussite incroyable ».
Depuis le départ, cette famille sait que le processus de guérison et de réadaptation sera long et jalonné de hauts et de bas. D’où le rôle capital du moral. « Il a hâte de pouvoir remarcher et de reprendre une vie normale en dehors du centre de rééducation, même si cela signifie passer la moitié de son temps en soins et l’autre moitié à l’école », poursuivent les parents qui ignorent combien de temps l’hospitalisation de leur fils va se prolonger. Un enfant qu’ils surnomment « notre petit chevalier », tant son courage et sa volonté rappellent la bravoure de ces serviteurs des anciens monarques.
« Il continue de se battre et de s’entraîner, et nous resterons à ses côtés pour le soutenir quoi qu’il arrive. Merci pour votre soutien durant cette période difficile », concluent les parents en espérant pouvoir donner de meilleures nouvelles au plus vite. « Brille de mille feux, mon petit ! Tu es dans mes pensées et dans mon cœur » , réagit une des dernières donatrices. « Vous formez une famille vraiment exceptionnelle, quel petit garçon formidable. Merci de continuer à nous faire part de ses progrès, je pense à vous tous », écrit une autre.
Autant de donateurs qui, par milliers depuis 2019, ont été touchés par le sort du « petit chevalier » dont ils espèrent le plein rétablissement.
Source:
www.leparisien.fr




