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Dans un entretien accordé à France 24, Ami Ayalon, l’ancien chef du renseignement intérieur israélien, avertit que « nous nous dirigeons tout droit vers un apartheid » à moins d’un partage de la terre entre Israël et les territoires palestiniens au Moyen-Orient. Il déclare également que « la puissance militaire ne peut pas tout faire » et que la stabilité au Moyen-Orient passera par « un accord avec le peuple palestinien ».
L’ancien directeur du Shin Bet – l’agence de renseignement intérieur israélienne –, rappelle qu’Israël lutte actuellement sur cinq fronts au Moyen-Orient : « en Iran, à Gaza, au Liban, en Cisjordanie et en Syrie ». Il souligne néanmoins que « la guerre n’est pas une fin en soi, mais bien un moyen pour permettre d’atteindre une meilleure réalité politique » pour Israël.
Ami Ayalon explique également que « la puissance militaire ne peut pas tout faire » et qu’il faut atteindre « un niveau de puissance intelligente » en ayant recours à « la sagesse, la diplomatie et la puissance militaire », une notion que « les dirigeants en Israël ne comprennent pas » selon lui.
« La plupart des Israéliens ne perçoivent pas les Palestiniens comme un peuple »
Interrogé sur les mesures prises par le gouvernement israélien en Cisjordanie – comme l’autorisation d’achat de terrains privés et l’extension de l’autorité israélienne sur les infrastructures palestiniennes –, Ami Ayalon confirme qu’il s’agit des prémisses d’une annexion totale. Il souligne que « la plupart des Israéliens ne perçoivent pas les Palestiniens comme un peuple » et que le gouvernement israélien vise à « annexer toute la Cisjordanie et Gaza ».
Ami Ayalon soutient également que la stabilité au Moyen-Orient passera par « un accord avec le peuple palestinien ». « Si nous ne divisons pas cette terre, nous nous dirigeons tout droit vers un apartheid », avertit-il.
L’ancien directeur du Shin Bet sonne également l’alerte sur la fracture de plus en plus importante entre Israël et les communautés juives dans le monde entier. « Le fossé que nous creusons en ce moment-même avec la diaspora juive du reste du monde » est encore trop ignoré en Israël, selon lui. La plupart des jeunes de cette diaspora « ne nous comprennent pas » et « n’acceptent pas ce qu’ils voient à Gaza et en Cisjordanie », déclare Ami Ayalon.
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www.france24.com




