Emmanuel Macron a réuni, vendredi, à l’Élysée les principaux candidats à la présidentielle et les chefs de partis pour une présentation tenue à huis clos sur l’évolution de la menace. La convocation intervient dans un contexte où des attaques et des accidents jugés suspects se multiplient en Europe, et alors que l’exécutif met en garde contre un risque d’intensification d’une guerre hybride d’origine russe visant la France.
Le concept de « guerre hybride » renvoie à l’emploi simultané de moyens numériques, d’opérations d’influence et d’actes de nuisance observés ces dernières années en Europe: cyberattaques contre des systèmes informatiques, campagnes de désinformation et incidents ciblant des infrastructures. Les autorités et les services chargés de la sécurité nationale évaluent régulièrement la conjonction de ces risques et les modalités par lesquelles ils peuvent se combiner pour déstabiliser des institutions ou des secteurs stratégiques.
La réunion organisée à l’Élysée a permis de faire un point d’information confidentiel aux acteurs politiques sur l’état de la menace et ses évolutions récentes. Des responsables de la sécurité et des services de renseignement ont été sollicités pour éclairer les participants sur la nature des incidents recensés et sur les vecteurs d’attaque privilégiés. Les échanges ont insisté sur la nécessité d’une coordination entre acteurs publics et privés pour renforcer la résilience des infrastructures essentielles et la protection des campagnes électorales.
Au-delà du constat, la convocation vise à sensibiliser l’ensemble des acteurs politiques au caractère systémique du risque et à l’importance de mesures de prévention adaptées. À l’approche du scrutin, les autorités maintiennent une surveillance accrue et précisent que l’évaluation de la menace restera une priorité, afin d’anticiper toute évolution et d’assurer la sécurité des institutions et des citoyens.






