Hausse des IVG en 2025 : la France a comptabilisé 259 416 interruptions volontaires de grossesse, soit 7 219 de plus qu’en 2024, selon les données publiées mardi 22 septembre par Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques. L’augmentation concerne l’ensemble des classes d’âge comprises entre 15 et 49 ans et se révèle principalement liée au développement des IVG médicamenteuses réalisées majoritairement en dehors des établissements de santé.
Le basculement vers les procédures médicamenteuses hors structure hospitalière marque une évolution des modalités de prise en charge. Ces IVG, prescrites et suivies en ambulatoire, expliquent en grande partie la progression observée et modifient la répartition des actes entre établissements et dispositifs libéraux. La montée en volume des IVG médicamenteuses soulève des enjeux pratiques en matière de parcours de soins et d’organisation des dispositifs de suivi post-procédure.
Les chiffres nationaux attirent l’attention sur des besoins opérationnels : adaptation des capacités de prise en charge, coordination entre acteurs de ville et hôpitaux, et continuité du suivi. Ils alimenteront également la réflexion sur la prévention des grossesses non désirées et l’accès aux moyens contraceptifs, sans que les données publiées à ce stade n’apportent d’informations détaillées sur les déterminants sociaux ou la répartition territoriale de cette hausse.
Ces statistiques constituent un indicateur central pour les professionnels et les autorités sanitaires. Elles serviront de base à des analyses complémentaires visant à préciser les facteurs explicatifs et les éventuelles inégalités d’accès. Le développement des IVG hors établissements interroge notamment les modalités de formation des praticiens et la disponibilité des dispositifs d’accompagnement médical et psychologique.
Au-delà des chiffres, l’évolution enregistrée en 2025 nourrit la nécessité d’un suivi régulier et d’études approfondies pour mesurer les conséquences sur le système de soins et sur la santé reproductive des personnes concernées. Les résultats publiés par la DREES seront consultés par les acteurs de la santé publique afin d’orienter les réponses sanitaires et organisationnelles à court et moyen terme.






