Proposition fiscale majeure : Guillaume Allègre et Xavier Timbeau, économistes rattachés à l’Observatoire français des conjonctures économiques, plaident dans une tribune publiée dans un quotidien national pour élargir l’assiette de l’impôt sur le revenu. Leur option consiste à introduire un taux du prélèvement forfaitaire unique destiné à viser des revenus qui échappent aujourd’hui à l’imposition. Les auteurs positionnent cette mesure comme un instrument destiné à renforcer les recettes de l’État en élargissant la base taxable plutôt qu’en relevant uniformément les taux existants.
Le contexte de cette proposition est la persistance de tensions sur les comptes publics et le débat permanent sur la soutenabilité des dépenses. L’idée d’élargir l’assiette s’inscrit dans une logique technique : taxer une part plus large des revenus pour réduire le besoin d’augmenter les taux marginaux. La question renvoie aux arbitrages entre efficience fiscale, lisibilité du système et acceptabilité sociale, autant de dimensions qui occupent aujourd’hui les responsables publics et les économistes.
Concrètement, la mesure préconisée repose sur la création d’un taux forfaitaire appliqué à catégories de revenus actuellement exonérées ou peu imposées. Les auteurs soulignent la nécessité d’une mise en œuvre précise pour éviter des distorsions et préserver certaines protections ciblées. L’application effective d’un tel prélèvement suppose des adaptations administratives, des clarifications juridiques et une articulation avec les dispositifs existants afin d’assurer cohérence et simplicité pour les contribuables et les services fiscaux.
Au-delà des aspects techniques, la proposition ouvre un champ de débat politique et social. Son impact sur la redistribution dépendra des choix de calibration : assiette retenue, taux et exclusions éventuelles. Avant toute adoption, des simulations et évaluations d’incidence seraient indispensables pour mesurer les recettes attendues et les effets sur les différents profils de revenus. La démarche des deux économistes vise à alimenter la réflexion publique sur des voies de redressement budgétaire, mais toute évolution exige désormais un examen approfondi et un débat parlementaire pour en définir la portée et les modalités.






