À Marseille, la consommation de crack dans l’espace public connaît une accélération jugée inédite par les acteurs locaux. Riverains, élus municipaux et associations spécialisées se sont constitués en collectif pour alerter sur l’ampleur du phénomène et réclamer des ressources adaptées. Ils dénoncent une présence accrue de consommateurs dans les rues, qui perturbe la vie quotidienne et met en lumière des besoins de prise en charge sanitaire et sociale non couverts.
Le collectif rassemble des habitants concernés par la dégradation de certains quartiers, des élus locaux chargés des politiques sociales et des associations de réduction des risques qui interviennent auprès des personnes dépendantes. Ensemble, ils demandent des moyens financiers et humains renforcés afin de développer des réponses de proximité : prévention, accompagnement social, dispositifs de réduction des risques et solutions d’hébergement adaptées. Ces acteurs insistent sur la nécessité d’une coordination entre les services municipaux et les acteurs associatifs.
Du point de vue sanitaire, la visibilité des consommations en pleine rue pose des questions de santé publique et d’accès aux soins. Les associations évoquent la nécessité d’un renforcement des dispositifs de prévention et de réduction des risques pour limiter les complications liées à l’usage, ainsi que d’un meilleur maillage des structures d’accueil. Sur le plan urbain, la situation soulève des enjeux d’ordre public et de qualité de vie pour les habitants, obligeant les collectivités à concilier sécurité, accompagnement social et respect des droits des personnes en situation de vulnérabilité.
La Ville a officiellement lancé un appel à l’État pour qu’il apporte un soutien financier et opérationnel à la hauteur de l’explosion constatée des consommations. Les signataires du collectif demandent des réponses rapides et coordonnées pour éviter que la situation ne se pérennise. À court terme, ils attendent notamment un renfort des moyens pour la prévention et l’accompagnement ; à plus long terme, ils appellent à des politiques publiques intégrées qui associent santé, logement et services sociaux afin de traiter la question de manière globale.






