Gel du point d’indice annoncé jeudi par Sébastien Lecornu, le gouvernement a confirmé que le point d’indice servant de base au calcul des salaires des agents publics restera figé en 2027. Cette décision, prise dans le cadre des préparatifs du budget 2027, concerne l’ensemble de la fonction publique et modifie durablement la trajectoire des rémunérations indexées sur ce repère commun.
La mesure a immédiatement provoqué de vives réactions : syndicats et organisations représentatives ont dénoncé un gel jugé préjudiciable au pouvoir d’achat des agents et ont appelé à une journée de mobilisation le 29 septembre. Ce mouvement vise à obtenir des garanties sur la revalorisation salariale et à mettre en lumière les conséquences sociales et professionnelles d’une année sans revalorisation générale.
Le point d’indice, instrument central des grilles salariales dans la fonction publique, sert de multiplicateur aux différentes catégories d’emplois et rémunérations. Son blocage pendant une année signifie, mécaniquement, l’absence d’augmentation générale décidée au niveau de l’État, tandis que les primes et mesures catégorielles restent soumises à d’autres arbitrages budgétaires. Pour les syndicats, cette configuration risque d’accentuer les tensions sur le terrain du recrutement, de la fidélisation et de la rémunération réelle des personnels face à l’inflation et aux coûts de la vie.
Sur le plan politique, l’annonce s’inscrit dans un calendrier serré de discussions budgétaires et promet d’alimenter les débats entre majorité et oppositions ainsi que les négociations avec les partenaires sociaux. Les prochaines semaines seront déterminantes : le gouvernement doit désormais préciser les motifs budgétaires du gel et les voies de compensation éventuelles, tandis que les organisations syndicales maintiennent la pression en vue de la mobilisation du 29 septembre, qui sera suivie de près par les administrations et les citoyens concernés.






