Un surveillant de 24 ans d’un collège d’Annezin (Pas-de-Calais) a été mis en examen début juillet pour viol et agression sexuelle de deux élèves de cet établissement, a-t-on appris samedi auprès du parquet de Béthune.
Les faits se seraient déroulés entre septembre 2025 et juin 2026, selon les déclarations du parquet de Béthune.
« J’ai le cœur brisé, c’est mon bébé », confie Samantha, encore sous le choc. Cette mère de famille a été contactée début juin par le commissariat de Béthune pour lui annoncer que sa fille, alors âgée de 14 ans, serait victime d’un viol commis par un surveillant de l’établissement, d’après les informations du média local Horizon.
« Il lui a dit qu’il savait des choses sur elle »
Une autre adolescente de la même classe témoigne elle aussi d’une agression sexuelle du même surveillant, déclenchant une enquête.
Selon le récit de Samantha, les faits concernant sa fille remonteraient à début mai 2026. Le surveillant aurait fait sortir l’élève de sa classe, en prétextant devoir l’emmener à la vie scolaire. À la place, ce dernier l’aurait conduite près d’un escalier pour être à l’abri des regards.
« Il lui a raconté sa vie sexuelle, lui a avoué ne pas avoir de relations intimes avec sa copine, puis lui a demandé si elle accepterait d’avoir des rapports avec lui », décrit Samantha.
Sa fille aurait alors refusé, et le surveillant insisté pour avoir une fellation de la part de l’adolescente en la menaçant : « Il lui a dit qu’il savait des choses sur elle. »
Le surveillant, âgé de 24 ans, a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’entrer en contact avec des mineurs, conformément aux réquisitions du parquet. D’après ce dernier, l’enquête en cours n’a, a priori, « pas pour objet de rechercher d’autres victimes ».
Une suspension du surveillant fin mai 2026
Le rectorat de Lille a confirmé de son côté « avoir été alerté, fin mai 2026, de la mise en cause d’un assistant d’éducation (AED) du collège d’Annezin pour des faits pouvant relever du champ pénal ».
Le rectorat précise ensuite qu’en lien avec celui-ci, « le collège a aussitôt suspendu cet assistant d’éducation à titre conservatoire ».
Parallèlement à cette suspension, « un signalement au procureur de la République, au titre de l’article 40 du code de procédure pénale » a été effectué.
Cet article impose l’obligation aux agents publics d’informer sans délai le procureur de la République de tout fait délictuel ou criminel exercé dans l’exercice de leurs fonctions.
Source:
www.leparisien.fr






