« Le groupe vit bien. » Philippe Tabarot, ministre des Transports, utilise une métaphore du jargon sportif ce jeudi pour commenter la démission refusée de sa collègue à la Transition écologique Monique Barbut.
« Ce que je note, c’est qu’on avait un gouvernement hier, et aujourd’hui on a exactement le même gouvernement, a déclaré le ministre sur France 2. On est 34 dans un gouvernement, on est ensemble depuis 10 mois. Il se peut que de temps en temps, et c’est très rare, il y ait quelques difficultés de la sorte. »
« On a fait avancer beaucoup de textes ces dernières semaines, que ce soit sur la sécurité, que ce soit sur la justice, la protection de l’enfance, la loi agricole, qui a fait tellement parler. Et ce gouvernement est au travail, concentré, et en soutien de son Premier ministre », a conclu Philippe Tabarot, ministre du parti Les Républicains.
« Pas de désaccord de fond au sein du gouvernement »
Monique Barbut, ancienne présidente de WWF, avait présenté sa démission dans la matinée de mercredi, via LinkedIn, en raison de son opposition à la loi d’urgence agricole. Mais le président de la République, Emmanuel Macron, l’avait refusée, et la ministre avait finalement indiqué qu’elle resterait en poste malgré son « désaccord » avec la loi.
Ce désaccord concernait la possibilité donnée à l’Anses de réintroduire deux pesticides interdits. « Cette mesure n’a pas été proposée par le gouvernement dans le texte du projet de loi d’urgence agricole. C’est une proposition introduite par le Parlement. Il n’y a donc pas de désaccord de fond au sein du gouvernement. », s’est efforcé d’expliquer Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, ce jeudi matin sur BFMTV.
« C’est une bonne chose qu’elle soit restée. (…) C’est qu’elle a la conviction qu’elle va pouvoir agir sur les sujets qui sont prioritaires pour elle », assure Maud Bregeon.
Remontée contre la réintroduction de deux pesticides interdits, l’acétamipride et flupyradifurone, Monique Barbut n’avait pourtant pas mâché ses mots dans sa publication sur LinkedIn : « Ce revirement constitue (…) le recul environnemental de trop. » Ces deux insecticides provoquent des difficultés pour les insectes à s’orienter, à voler ou à butiner, et sont une menace pour leur survie.
À la veille de nouvelles canicules à venir en France, Emmanuel Macron a donc évité de choisir un neuvième remplaçant sur le poste, depuis 2017.
Source:
www.leparisien.fr






