“Qu’est-ce qui rend la dissidence du Parti des cafards si facile à accepter pour l’État ?” s’interroge Newslaundry. La création de ce mouvement est née d’un accident sur Internet, rappelle le site Internet indien, lorsque, à la mi-mai, des internautes ont voulu tourner en dérision les propos du plus haut magistrat du pays, qui comparait les jeunes chômeurs à des cafards. La satire est rapidement devenue virale, le compte Instagram du parti ayant rassemblé 22 millions d’abonnés, dépassant largement le compte du Bharatiya Janata Party (BJP), formation du Premier ministre indien.
Le mouvement, dont le nom complet est “Parti populaire des cafards” (Cockroach Janta Party, CJP), occupe depuis samedi 20 juin l’esplanade de Jantar Mantar, l’observatoire astronomique de la capitale indienne, et réclame la démission du ministre de l’Éducation, Dharmendra Pradhan. À la surprise générale, la police laisse le mouvement se poursuivre et n’a jusqu’alors pas interrompu ce sit-in.
Un apaisement qui détonne
“Ce qui frappe le plus dans les manifestations du [Parti des cafards], c’est l’absence de confrontation”, juge Newslaundry, qui décrit les rassemblements pacifistes organisés par le mouvement :
“Les manifestants ont offert des roses aux policiers, qui les ont acceptées. L’atmosphère ressemblai
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www.courrierinternational.com






