Un rapport d’Interpol, l’organisation internationale de la police criminelle, publié en juin alerte sur l’ampleur de la menace que l’utilisation par les réseaux criminels de l’intelligence artificielle (IA) fait peser. La sophistication croissante de l’IA offre aux criminels des outils de plus en plus fins, quasi indétectables et de plus en plus convaincants.
Le rapport met notamment en avant “l’utilisation de vidéos deepfakes pour usurper l’identité de personnalités publiques, de célébrités ou de dirigeants d’entreprise”. Des stratagèmes ayant entraîné d’importantes pertes financières et ayant ciblé aussi bien des particuliers que des institutions.
Le quotidien South China Morning Post détaille des exemples de ces usurpations d’identité à Singapour, en Indonésie et aux Philippines, où des figures politiques ont été clonées afin d’extorquer des fonds à des citoyens. “L’industrie de l’escroquerie en Asie du Sud-Est s’est dotée d’une nouvelle arme redoutable, et ce n’est ni un logiciel malveillant, ni la ruse, ni même la cupidité : ce sont des visages empruntés.”
Crédulité et espoir
Ainsi, poursuit le journal, il existe un faux Premier ministre de Singapour, Lawrence Wong, dont le seul but est de voler de l’argent. Connecté à un appel Zoom, ce clone a réussi à soutirer 3,8 million
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www.courrierinternational.com






