Nouveaux éléments sur le crash d’un avion à Tomblaine (Meurthe-et-Moselle) le 28 juin. Des enregistrements indiquent que des passagers de l’appareil ont vu de la fumée lors du décollage, d’après le rapport préliminaire du Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA) publié jeudi. L’appareil qui transportait cinq moniteurs de parachutisme, cinq élèves et le pilote, s’était écrasé quelques minutes après son décollage de l’aérodrome de Nancy-Essey, faisant onze victimes.
« Lors de la rotation au décollage, un moniteur situé à l’arrière de l’avion s’exclame « ça fume » en montrant du doigt l’avant droit de la cabine. Le pilote, qui ne semble pas avoir entendu cette annonce, poursuit le décollage, relate le rapport. Un autre moniteur situé au milieu de la cabine s’exclame également « ça fume ! » en montrant la même zone vers le plancher ». D’après le rapport, les moniteurs s’accordent alors pour entrouvir une des portes de l’appareil pour ventiler la fumée. « Peu après, le régime du générateur de gaz (Ng) du turbopropulseur diminue d’environ 10 % », l’inclinaison de l’avion augmente et l’avion décroche, explique le rapport.
La fumée n’a pas été observée par les autres témoins
L’observation du site et de l’épave indiquent aussi que « l’avion a heurté le sol en suivant une trajectoire proche de la verticale ». Cependant, l’origine de la fumée aperçue par les passagers reste encore inconnue : aucune fumée n’est visible sur les vidéos captées par les cinq caméras GoPro emportées par les moniteurs ni sur les images captées par un témoin au sol, une caméra de surveillance et par un véhicule. En revanche, un automobiliste qui a vu le crash de l’appareil et s’est rendu immédiatement sur place, a constaté des flammes à l’avant gauche, 30 à 40 cm derrière l’hélice, rapporte le BEA.
Des examens complémentaires sont en cours pour déterminer si ce foyer est la conséquence ou non de l’impact avec le sol. Le jour du crash, l’avion n’était pas surchargé : sa masse au décollage, basée sur le poids réel des occupants, était de 2.590 kg pour une masse maximale de 2.800 kg. La dernière visite d’entretien de l’appareil avait été réalisée en avril en Suisse et le certificat de navigabilité était valide jusqu’au 31 juillet. L’enquête se poursuit avec la collecte et l’analyse de données portant notamment sur l’examen du turbopropulseur, du circuit carburant, sur l’analyse des vidéos enregistrées ainsi que des paramètres enregistrés par l’instrument de vol de l’avion.
Source:
www.20minutes.fr






