Fin du financement américain : les autorités sanitaires sud‑africaines se retrouvent confrontées à une réduction significative des ressources disponibles pour la lutte contre le VIH après l’arrêt du programme PEPFAR. En 2024, ce dispositif représentait 17% des dépenses consacrées à la riposte contre le VIH en Afrique du Sud, un soutien qui finançait notamment des actions de prévention et de dépistage.
Sur le terrain, le retrait de ces moyens touche des volets essentiels de la stratégie sanitaire : campagnes de sensibilisation, tests accessibles dans les communautés, appui aux centres de dépistage et soutiens opérationnels pour atteindre les populations à risque. Le financement américain était aussi mobilisé pour renforcer des chaînes d’approvisionnement, soutenir le personnel de santé communautaire et financer des équipements de laboratoire nécessaires au diagnostic et au suivi.
La disparition de cette contribution externe crée un risque de rupture dans des services déjà fragiles. Une baisse des activités de dépistage pourrait retarder des diagnostics, réduire la mise sous traitement précoce et compliquer le suivi des personnes vivant avec le virus. Ces effets exposent à un recul des gains obtenus en matière de prévention et à une pression accrue sur les structures publiques qui devront absorber des missions auparavant cofinancées.
Face à cette situation, la continuité des soins et des programmes de dépistage dépendra de la capacité des autorités nationales à redéployer des budgets, de la mobilisation d’acteurs non gouvernementaux et d’un éventuel renforcement des contributions multilatérales ou privées. Les décisions prises dans les semaines et mois à venir détermineront si les services essentiels peuvent être maintenus sans interruption, en particulier pour éviter toute désorganisation des traitements antirétroviraux et des dispositifs de suivi.
La part de 17% en 2024 souligne la dépendance financière d’une part notable de la riposte sud‑africaine au VIH. Un réajustement rapide des financements et une coordination étroite entre institutions nationales, partenaires locaux et bailleurs extérieurs seront nécessaires pour préserver les efforts de prévention et garantir l’accès au dépistage pour les populations les plus exposées.






