Des débuts comme stagiaire
Son père accepte de l’embaucher comme… simple stagiaire. Il débute à la photocopieuse, imprime les catalogues de réactifs médicaux et démarche les laboratoires. Les débuts sont difficiles : lors de son premier rendez-vous, il admet ne rien connaître à ce qu’il vend. Une directrice d’un laboratoire contacté accepte de le former chaque midi… pendant deux ans. Le jeune homme s’initie également seul à la finance et au commerce. «J’ai passé mes fins d’après-midi à la bibliothèque de Beaubourg, à Paris.» Son objectif : sauver et développer la PME. Car en consultant les comptes de Biolabo, il alerte ses parents sur la situation délicate. Le salut viendra de l’export. A la fin des années 1980, Biolabo se tourne vers les marchés émergents et les zones de conflit délaissés par la concurrence : Maghreb, Europe de l’Est, Irak, Syrie, Jordanie… Aujourd’hui, Jean-François Charpentier détient 80% du capital et dirige un groupe présent dans plus de 80 pays. Quant à sa succession, sa réponse est tranchante : «Je n’incite pas mes enfants à reprendre le flambeau.» Radical. Comme lui.
La suite est réservée aux abonnés
Abonnez-vous à Capital
À partir de 1€ le premier mois
Déjà abonné ?
Je me connecte
Source:
www.capital.fr






