Cinéma Backrooms, des sueurs très froides
Situé dans les années 1990, le récit suit Clark (Chiwetel Ejiofor), un marchand de meubles qui découvre un portail vers d’étranges lieux dans le sous-sol de son banal magasin. Backrooms – sorties dans les salles obscures (et climatisées) le 17 juin – est signé Kane Parsons. Jusqu’ici connu comme youtubeur, le cinéaste de 21 ans se démarque par sa créativité : l’exploration hallucinée des “espaces liminaires” a enthousiasmé la presse américaine. Le film d’horreur promet plus d’un frisson.
L’art du décor est aussi particulièrement mis à l’honneur dans Backrooms. “Les couloirs débouchent sur de nouveaux couloirs, les néons fluorescents grésillent comme des nids de guêpes. Quelqu’un, ou quelque chose, a empilé des lampes et des tabourets au centre d’une pièce, a dispersé des chaises dans une autre, et incrusté des chaussures dans le sol, comme s’il était fait de sable, décrit le Los Angeles Times. Comme si un chaos inconnu avait dévasté les lieux.”
Jeu vidéo Subnautica 2, piquer une tête dans un océan alien

La nuit, tous les poissons ne sont pas gris. Grâce à la bioluminescence, nombre de créatures aquatiques de Subnautica 2 illuminent les fonds marins. Ce spectacle fascinant ferait presque oublier les dangers qui guettent les joueurs sur la planète lointaine, décor du jeu de survie sorti sur PC et Xbox le 15 mai. Dans cet univers de science-fiction, une expédition de colonisation spatiale s’est échouée sur la mauvaise planète, son vaisseau est en piteux état. Vous incarnez une sorte de technicien qui doit résoudre la situation. Et braver l’océan au péril de votre vie.
Si la sortie du nouveau volet des studios américains Unknown Worlds a été mouvementée, la presse spécialisée a apprécié le résultat. À l’instar de Kotaku, admiratif devant l’ambiance aquatique et la possibilité de s’aménager un chez-soi. “Vous commencez par manger du poisson grillé dans un pod de survie et, quelques heures plus tard, vous vous prélassez dans une luxueuse base sous-marine avec éclairage tamisé et des murs couverts de posters et d’armoires soigneusement étiquetées.”
Musique Zefiro, d’un bout à l’autre de la Méditerranée

Pour ceux qui se rapprochent de la mer dès que le mercure grimpe, le voyage peut aussi se faire à l’oreille. “Avec l’Italie qui fait battre son cœur et la Palestine qui coule dans ses veines, elle a débarqué avec un genre musical que personne n’attendait, et elle lui a donné un nom : l’‘Arab & B’”, raconte Rolling Stone Mena. À 23 ans, Tära intrigue les médias des deux côtés de la Méditerranée avec sa pop polyglotte.
Car Tamara Al-Zool, de son vrai nom, fait partie de ces enfants de la diaspora qui ont grandi au carrefour de multiples influences et au gré des vents tourmentés de l’histoire, explique l’édition arabe du magazine musical américain. Et avec son premier EP, Zefiro, sorti le 15 mai, l’Italo-Palestinienne souffle sa pop de l’Occident vers l’Orient tel le zéphyr.
Série One Piece, cap sur des monts enneigés

Ni par la ruse ni par la force : c’est la plupart du temps grâce à une détermination sans faille que Monkey D. Luffy triomphe des épreuves. Le capitaine du Vogue Merry, incarné par Iñaki Godoy, est de nouveau le point fort de l’adaptation par Netflix du manga One Piece – la deuxième saison a été mise en ligne le 10 mars dernier. L’équipage des chapeaux de paille se rend notamment dans le royaume glacé de Drum – cette île vivant dans un perpétuel hiver est marquée par la tyrannie de Wapol (Rob Colletti). La future saison 3 devrait en revanche se dérouler dans le désert du royaume d’Alabasta.
Les critiques ont été convaincues par ce second volet en date, qui a aussi été un succès auprès du public. Dans un article traduit par Courrier international, The New York Times s’est intéressé à un aspect inattendu : les coiffures dans le One Piece de Netflix. “Comme ces mangas se déroulent dans des cadres féeriques et extravagants, il est compliqué (et coûteux) de restituer fidèlement ces univers immenses, avec leurs personnages hauts en couleur et leurs créatures singulières, sans oublier le fait que la production est confrontée à un autre défi, certes plus modeste, mais tout aussi important : représenter correctement la chevelure des personnages.”
Livre Les Fleuves du ciel, l’odysée d’une goutte d’eau

Ce roman nous emmène de l’Assyrie antique aux rives du Tigre en passant par celles de la Tamise, avec pour fil rouge une goutte d’eau qui traverse les siècles et lie les quatre protagonistes. Les Fleuves du ciel de la célèbre autrice turque Elif Shafak est paru en 2024 et traduit chez Flammarion le 20 août 2025. Elle fait voyager le lecteur de l’Assyrie antique au Londres du XIXe siècle en passant par l’Irak et la Turquie d’aujourd’hui, au fil du périple de l’eau. Les sujets mythiques cotoyent des réflexions sociales et géopolitiques dans une fresque de grande envergure.
Pour The Daily Telegraph, quotidien conservateur, cette ambition sert les convictions politiques de l’autrice qui met en exergue les inégalités de notre monde. « La narration, qui traverse sans difficulté les états de la matière, les fleuves et les frontières géographiques, tourne en ridicule le sérieux qui entoure notre lieu de naissance, notre éducation, notre genre, notre classe sociale et nos croyances : ce ne sont là que des hasards. »
Source:
www.courrierinternational.com






