Il y a eu de bonnes nouvelles pour les Français au 1er juillet, d’autres moins bonnes, mais surtout, beaucoup espéraient une revalorisation des allocations chômage. Pour rappel, il y a tout juste un an, l’Unédic avait décidé d’octroyer un petit coup de pouce à destination des demandeurs d’emploi en revalorisant les allocations de 0,5%, tout en tenant compte de «la situation économique (du moment) et la nécessité de préserver l’équilibre financier du régime». Mais en 2026, il n’y aura aucune revalorisation, rapporte Franceinfo.
L’organisme, qui assure la mise en œuvre de la réglementation de l’Assurance chômage, a précisé que le nombre de voix en faveur d’une revalorisation a été identique à celui des voix contre à l’issue d’une réunion de son conseil d’administration. La décision a donc été prise de ne pas revaloriser, faute de majorité. Selon ses données, l’Unédic a rappelé qu’au quatrième trimestre 2025, 2,7 millions de personnes étaient indemnisées par l’Assurance chômage. Parmi eux, plus de la moitié touchent moins de 1 000 euros net mensuels et l’allocation moyenne mensuelle versée était de 1 040 euros.
«Outrance patronale», «choix dogmatique»… les syndicats en colère
Malgré l’inflation, cette non-revalorisation est une première depuis dix ans. Mais elle «n’est pas inédite» puisqu’en 2016 «les allocations chômage n’avaient pas été revalorisées», a précisé l’organisme. Cette année, l’allocation minimale reste donc au niveau de 32,13 euros par jour. Interrogé par l’AFP, Denis Gravouil de la CGT a dénoncé «une outrance patronale», avant d’ajouter : «L’ensemble des cinq organisations syndicales s’est mis d’accord pour faire une proposition commune à 2,41%, correspondant à l’augmentation du SMIC et à l’inflation constatée sur les douze derniers mois, et le patronat a voté contre. Donc les règles de l’Unédic font que 25 pour 25 contre, il n’y a pas de décision.»
La CGT regrette que l’absence de majorité conduise à «un gel des allocations» et veut entamer une «réflexion» sur le sujet. La CFDT a évoqué pour sa part un «choix dogmatique» et une «décision inacceptable», car «la précarité n’est pas une fatalité et le chômage n’est jamais un choix». De son côté, le Medef concède que «le contexte macroéconomique du pays est marqué par une remontée de l’inflation et une dégradation des finances publiques», mais rappelle que «le régime d’assurance-chômage reste fortement endetté». Compte tenu du marché de l’emploi, la «trajectoire de 62 milliards d’euros fin 2026 risque de s’accentuer».
Des allocataires qui retrouvent plus vite un emploi ?
Le 1er juin, l’Unédic avait publié une étude où elle expliquait que de nombreux allocataires de l’assurance-chômage retrouvaient rapidement un emploi. Elle concluait que c’est «au cours de leurs premiers mois d’indemnisation que les allocataires sont les plus nombreux à reprendre pour la première fois un emploi salarié» et que la probabilité de retrouver un emploi se situait entre 18% et 22%. A noter que l’étude portait sur 1,7 million d’allocataires dont l’indemnisation a débuté en 2022 et qui disposent d’une durée potentielle de droits de 24 mois ou moins.
Source:
www.capital.fr






