RÉCAP. Le bilan au 91e jour à 21 h 30
L’Iran a affirmé ne pas être encore parvenue à un accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, après des déclarations de Donald Trump annonçant une décision imminente. La diplomatie iranienne a également assuré que la question nucléaire ne figurait pas dans le protocole d’accord actuellement en discussion.
Donald Trump a quant à lui annoncé sur son réseau Truth Social qu’il s’apprêtait à prendre sa « décision finale » sur un possible accord avec l’Iran.
L’Unicef a averti que le projet israélien visant à prendre le contrôle de 70 % de la bande de Gaza ne ferait qu’aggraver les souffrances des enfants.
21 h 04 – Le Hamas dénonce une « violation flagrante » du cessez-le-feu
Le mouvement islamiste palestinien Hamas a dénoncé vendredi la décision du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou de donner l’ordre à l’armée d’étendre son contrôle sur la bande de Gaza, malgré le cessez-le-feu conclu en octobre 2025.
« Dans une violation flagrante de tous les accords, comme à son habitude, Netanyahou a annoncé l’extension du contrôle à 70 % de la bande de Gaza, alors même que les tueries et la famine se poursuivent », a accusé ce porte-parole, Bassem Naïm.
Aux termes du fragile cessez-le-feu, les forces israéliennes devaient se replier derrière une « ligne jaune », nom donné à la ligne de démarcation entre la zone sous contrôle du Hamas et celle tenue par l’armée israélienne qui donnait à cette dernière le contrôle d’un peu plus de 50 % du petit territoire.
19 h 59 – L’Iran dément toute négociation à ce stade sur le volet nucléaire
La diplomatie iranienne a assuré que la question nucléaire ne figurait pas dans le protocole d’accord actuellement en discussion avec les États-Unis, après des propos contraires de Donald Trump. « À ce stade, notre priorité est de mettre fin à la guerre, et il n’y a pas de négociations sur la question nucléaire », a déclaré à la télévision d’État le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Ismaïl Baghaï.
Le président américain avait annoncé plus tôt qu’il s’apprêtait à prendre une « décision finale » sur un possible accord, en suggérant que l’Iran avait accepté de détruire son stock d’uranium hautement enrichi.
19 h 53 – « Aucun accord final » n’a encore été conclu avec les États-Unis
La diplomatie iranienne a affirmé ne pas être encore parvenue à un accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, après des déclarations de Donald Trump annonçant une décision imminente. « Les échanges se poursuivent mais aucun accord définitif n’a encore été conclu », a commenté le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Ismaïl Baghaï, selon des propos relayés par les médias d’État.
Le président américain avait annoncé plus tôt qu’il s’apprêtait à prendre une « décision finale » sur un possible accord mais des sources iraniennes à l’agence Fars ont démenti ses affirmations sur deux points centraux : la réouverture du détroit d’Ormuz et le nucléaire iranien.
19 h 22 – Le projet israélien à Gaza aggravera le sort des enfants, alerte l’Unicef
L’Unicef a averti vendredi que le projet israélien visant à prendre le contrôle de 70 % de la bande de Gaza ne ferait qu’aggraver les souffrances des enfants, déjà durement touchés par des maladies liées à une surpopulation extrême.
Aujourd’hui, « la population est entassée sur environ 40 % de l’espace qui lui reste, trouvant refuge au milieu de bâtiments détruits, de gravats et d’une accumulation croissante de déchets solides (…) et il ne reste plus aucun espace accessible pour les évacuer », a déclaré à des journalistes à Genève le porte-parole de l’Unicef, Salim Oweis, s’exprimant depuis Gaza.
Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a dit jeudi avoir ordonné à l’armée de prendre le contrôle de nouveaux territoires dans Gaza, en dépit des termes du fragile cessez-le-feu entré en vigueur en octobre. « Nous contrôlons maintenant 60 % du territoire de la bande » de Gaza, a-t-il déclaré, ajoutant avoir ordonné de monter à 70 %.
18 h 20 – Les propos de Trump, un « mélange de vérité et de mensonge »
Des sources iraniennes, citées par l’agence de presse Fars, ont affirmé que les dernières déclarations de Donald Trump sur un possible accord avec l’Iran pour mettre fin à la guerre étaient un « mélange de vérité et de mensonge ».
« Trump a affirmé que l’Iran était tenu d’ouvrir le détroit d’Ormuz sans frais de péage, alors qu’aucune clause de ce type ne figure dans le texte de l’accord », ont assuré ces sources. La destruction des matières nucléaires de l’Iran n’y figure pas non plus, ont-elles ajouté.
Donald Trump avait affirmé auparavant sur son réseau Truth social qu’il s’apprêtait à prendre une « décision finale » sur un possible accord, estimant que le détroit d’Ormuz devait rouvrir « immédiatement » et que l’uranium enrichi devait être « DETRUIT » en lettres capitales.
17 h 12 – L’Iran dit qu’un accord dépend de la fin des demandes des États-Unis
L’Iran a appelé Washington à renoncer à ses demandes « excessives » dans les négociations pour mettre fin à la guerre, Donald Trump disant de son côté s’apprêter à prendre sa décision « finale ».
« Parvenir à un accord final dépend de l’arrêt de l’attitude de la partie américaine », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi dans une conversation avec son homologue omanais, dénonçant « les demandes excessives ainsi que les positions changeantes et contradictoires » des États-Unis.
Sur La Croix aujourd’hui
17 h 07 – Trump dit qu’il s’apprête à prendre « sa décision finale »
Donald Trump a annoncé sur son réseau Truth Social qu’il s’apprêtait à prendre sa « décision finale » sur un possible accord avec l’Iran.
« Je vais avoir une réunion maintenant dans la Situation Room (NDLR : salle ultra-sécurisée de la Maison-Blanche) pour prendre une décision finale », a écrit le président américain.
16 h 49 – Une trêve avec Israël est une condition à toute avancée diplomatique
Le président libanais Joseph Aoun a affirmé au chef de la diplomatie américaine Marco Rubio qu’un cessez-le-feu avec Israël était un préalable à toute avancée diplomatique entre les deux pays qui ont entamé à Washington des négociations militaires.
Joseph Aoun a jugé nécessaire « de déployer tous les efforts possibles pour aboutir à l’arrêt » de la guerre, la trêve étant « le passage obligé à toute nouvelle étape » de négociations avec Israël, selon un communiqué de la présidence.
14 h 17 – Des militaires libanais et israéliens à Washington
À Washington, la délégation militaire libanaise va « insister sur la nécessité de mettre fin aux hostilités et présentera le plan de l’armée visant à étendre l’autorité de l’État sur le territoire libanais », a indiqué une source militaire. La réunion se tient en pleines négociations entre les États-Unis et l’Iran, qui veut inclure le front libanais du conflit dans tout accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
La délégation libanaise à la réunion, qui se tient au Pentagone, est dirigée par le chef des opérations au sein de l’armée, le général Georges Rizkallah, et comprend six membres de « différentes spécialités », a-t-elle précisé. Côté israélien, le général de brigade Amichaï Levin, chef de la division stratégique au sein de la direction de la planification de l’armée, est présent à Washington pour ces pourparlers, selon un porte-parole militaire israélien.
14 h 01 – Israël appelle à évacuer sept localités au Liban
L’armée israélienne a lancé un ordre d’évacuation pour sept localités au Liban, dont au moins deux situées à une quarantaine de km au nord de la frontière, provoquant un exode massif des habitants, selon l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).
Dans le même temps, les frappes se sont poursuivies sur plusieurs localités du sud, selon l’Ani, Israël affirmant viser le Hezbollah pro-iranien. La veille, des bombardements avaient visé une zone proche de la capitale libanaise, ainsi que la grande ville de Saïda et la cité millénaire de Tyr, faisant au moins 17 morts.
13 h 15 – 15 enfants tués en une semaine, selon l’Unicef
Quinze enfants ont été tués et 62 autres blessés depuis une semaine au Liban, où Israël poursuit ses frappes malgré un cessez-le-feu, a rapporté vendredi le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Israël, qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, a intensifié ces derniers jours son offensive terrestre et aérienne au Liban.
« Au cours de la seule semaine écoulée (…), on dénombre 15 décès et 62 blessés, soit une moyenne de 11 enfants » tués ou blessés par jour, a déclaré devant la presse à Genève Ricardo Pires, porte-parole de l’Unicef. « Nous comprenons que la grande majorité de ces enfants ont été touchés par les frappes aériennes dans le sud du Liban. Hier encore, sept enfants ont été tués et 30 blessés », a-t-il ajouté.
Depuis le début de la guerre le 2 mars, les frappes ont tué au Liban 3 324 personnes et fait plus d’un million de déplacés, selon les autorités.
10 h 43 – Des sites archéologiques libanais en « danger sérieux »
Les frappes israéliennes sur le sud du Liban mettent en « danger sérieux » d’importants sites archéologiques, dont les ruines millénaires de Tyr et la forteresse croisée de Beaufort, a déclaré le ministre libanais de la culture, Ghassan Salamé.
« Des bombardements sont tombés tout près des ruines de Tyr, un site qui fait partie du patrimoine de l’humanité », a indiqué le ministre. Dans le même temps, « le château de Beaufort a été frappé directement », a-t-il ajouté.
10 h 12 – Barrot saisit la justice pour le traitement par Israël des militants français
Le ministre français des affaires étrangères Jean-Noël Barrot a annoncé avoir saisi la justice française sur les mauvais traitements infligés aux membres français de la « Flottille pour Gaza » lors de leur détention provisoire en Israël.
« J’ai décidé hier de saisir la procureure de la République, en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale », a déclaré Jean-Noël Barrot, sur France Inter. Il a expliqué avoir appuyé son signalement à la justice sur un « rapport que j’ai demandé à notre consul général en Turquie, qui m’a fait état de violences sexuelles, d’exposition au froid, de coups, mais aussi d’humiliations répétées à l’encontre de ressortissants français ».
Jean-Noël Barrot avait annoncé samedi que la France avait interdit l’accès à son territoire au ministre israélien de la sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, après la diffusion d’une vidéo de militants de la Flottille pour Gaza agenouillés et mains liées, à la suite de leur interception en mer et de leur placement en détention dans le sud d’Israël.
8 h 00 – Washington annonce des progrès vers un accord
Des sources à Washington ont fait état d’un cadre d’accord avec l’Iran qui prévoit une extension de 60 jours du cessez-le-feu en cours depuis le 8 avril. Les États-Unis et l’Iran ont fait « beaucoup de progrès » vers un accord a assuré dans la nuit le vice-président américain JD Vance.
« Nous sommes en train de négocier certaines formulations. Nous avons fait beaucoup de progrès », a-t-il dit aux journalistes. « Nous espérons que nous continuerons à progresser et que le président sera en mesure d’approuver l’accord, mais bien sûr, cela reste encore à déterminer ».
Révélé par le site américain Axios, ce projet d’accord préalable ne règle pas la question du programme nucléaire iranien, qui sera abordé ultérieurement, mais inclut un engagement de l’Iran à ne pas chercher à se doter de la bombe atomique.
7 h 50 – Le Liban dénonce les attaques israéliennes
Les autorités libanaises ont dénoncé les attaques israéliennes menées à proximité de sites historiques et de monuments classés par l’Unesco dans le sud du pays.
Le ministre libanais de la culture, Ghassan Salamé, « a multiplié les contacts avec ses homologues à travers le monde et les organisations internationales compétentes, afin d’attirer leur attention sur les dégâts considérables causés aux sites archéologiques et aux quartiers patrimoniaux » dans le sud du pays, a indiqué l’Agence nationale d’information libanaise (Ani).
L’actualité de la nuit
Une frappe israélienne a tué une femme et deux enfants dans une ville en bordure de la banlieue sud de Beyrouth, fief du mouvement pro-iranien Hezbollah, a annoncé le ministère libanais de la santé.
Les forces de sécurité israéliennes et russes ont été ajoutées sur la liste noire de l’ONU sur les violences sexuelles lors des conflits, en lien notamment avec des accusations portées par des prisonniers.
Source:
www.la-croix.com






