Claude François est revisité à grand renfort de basses. Une nuée de drapeaux bleu, blanc, rouge s’agite frénétiquement, tandis que le parterre reprend en cœur « les sirènes du phare d’Alexandrie ». Ce vendredi, à Macon, le Rassemblement national organise son traditionnel rendez-vous du 1er mai. Celui-ci sera le dernier avant le 7 juillet, date à laquelle la cour d’appel de Paris rendra sa décision dans l’affaire des assistants parlementaires, et déterminera si Marine Le Pen est en capacité de se présenter à l’élection présidentielle. La salle est comble. Près de 5000 militants se sont déplacés pour assister à la prise de parole de Marine Le Pen et Jordan Bardella, venus disserter sur « la France du travail ».
On l’aura compris, voilà plusieurs semaines que le parti d’extrême droite a fait de la question économique sa nouvelle obsession. Pour convaincre le patronat de sa crédibilité et se défaire du procès en « socialisme », il entend faire la promotion de ses propositions et se dit prêt à amender une partie de son programme. « Nous n’avons pas la réputation d’être des feignants, assure Marine Le Pen en amont de sa prise de parole. Cinq ans ont passé depuis 2022. Nous allons adapter évidemment notre projet, d’abord à des choses qui ont été votées, et bien entendu, à la situation économique et budgétaire, qui va rendre nécessaires des économies plus importantes que celles envisagées en 2022. » Elle précise, toutefois : « Dans notre vision de l’économie, elle est un moyen de cohésion sociale et non de guerre sociale. » Jordan Bardella acquiesce. Lui aussi vient parler du travail. « Du travail qui paie, de la société du mérite », c’est plutôt ça sa fibre.
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