Dans « L’Objet du délit », Agnès Jaoui met en scène une troupe d’opéra qui se prépare pour la première de son spectacle. Le film, en salles ce mercredi 27 mai, commence en dénonçant avec humour toutes les petites marques de sexisme ordinaire : les hommes qui commentent en permanence le physique des femmes, se trompent dans leurs prénoms, méprisent leur autorité ou leur coupent la parole… Jusqu’à ce qu’une accusation d’agression sexuelle fasse éclater la troupe.
À partir de ce moment-là, « L’Objet du délit » caricature la radicalité de certaines militantes féministes et dénonce les conséquences de l’accusation sur le spectacle et sur l’homme accusé. On rit souvent, mais en s’interrogeant sur le message qu’a voulu faire passer l’actrice et réalisatrice du « Goût des autres », de « Comme une image » ou de « Place publique ». Agnès Jaoui assure qu’elle n’a pas voulu faire un film « anti-#MeToo », mais questionner l’impossible dialogue sur le sujet des agressions sexuelles.
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www.leparisien.fr




