Il souhaite agir face à ce qu’il qualifie de « tragédie ». Le nouveau maire PS de Saint-Étienne (Loire), Régis Juanico, a annoncé ce vendredi la « construction d’un jumelage » avec une collectivité palestinienne pour remplacer celui liant la Ville à la commune israélienne de Nof HaGalil (nord), qu’il estime « dirigée par l’extrême droite ».
Dans un communiqué, la municipalité de gauche (hors La France insoumise) entend ainsi « placer son action de coopération sous l’égide du droit international et de la solidarité humaine », à travers « un nouvel acte fort de coopération internationale avec une collectivité palestinienne ». « Face à la tragédie qui frappe le peuple palestinien et au génocide toujours en cours à Gaza, la Ville de Saint-Étienne exprime sa plus vive préoccupation » et s’engage en tant qu’« actrice résolue de la paix et du respect des droits fondamentaux », poursuit-elle.
Une manifestation prévue ce samedi
La municipalité précise, à propos du jumelage établi avec Nof HaGalil (ex-Nazareth Illit) en 1974 quand Saint-Étienne était dirigée par le centriste Michel Durafour, faire « le constat d’une suspension de fait des opérations de coopération ». Nof HaGalil, qui compte près de 50 000 habitants, a été fondée dans les années 1950 sur des terres qui appartenaient à la ville arabe voisine de Nazareth, dans le cadre d’un projet du Premier ministre israélien d’alors, David Ben Gourion, visant à « judéiser la Galilée ».
« En rompant avec une ville israélienne démocratique, la municipalité dirigée par Régis Juanico ne sert ni la paix ni la justice : elle alimente les fractures », a réagi dans un communiqué le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) en région Auvergne-Rhône-Alpes, qui « appelle les élus à la responsabilité ».
L’annonce de la municipalité intervient à la veille d’une manifestation organisée par LFI sur la place de l’Hôtel de Ville « pour exiger le déjumelage » de Saint-Étienne « avec la colonie israélienne Nof HaGalil ».
Dans leur communiqué, LFI Saint-Étienne et d’autres organisations signataires (Urgence Palestine Saint-Étienne, Association France-Palestine Solidarité, OSE-CGT) annoncent que ce rassemblement, qui a pour slogan « Saint-Étienne ne doit plus soutenir l’apartheid israélien », sera suivi d’un autre sur le même thème lundi après-midi lors du conseil municipal.
Source:
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