«De nombreux abus sont possibles dans ce type de situation si les autorités locales ne sont pas conscientes du problème et ne vérifient pas l’authenticité des plaintes », a estimé Philip Kolvin. Cet avocat a mis au jour le stratagème d’un habitant de Londres (Royaume-Uni) pour s’assurer de la fermeture de la célèbre discothèque LGBT située au pied de son domicile, rapporte The Guardian.
Le Londonien en question, un chef d’entreprise âgé de 47 ans, a récemment été reconnu coupable de faux témoignages. Il a été condamné à une dispense conditionnelle de peine pendant douze mois et devra payer une centaine de livres. La police londonienne a indiqué penser que le mis en cause avait eu recours à l’intelligence artificielle (IA) pour rédiger des plaintes dénonçant la boîte de nuit et demandant qu’elle ne rouvre pas.
Les noms et adresses ne correspondent pas
Philip Kolvin, qui défendait l’établissement après une fermeture administrative, a décidé d’en savoir plus sur les messages, envoyés depuis des adresses mail cryptées. L’utilisation d’un outil de détection d’IA lui a permis de déterminer que c’était très probablement un algorithme qui avait écrit les textes. L’avocat a aussi constaté que personne ne portant les noms des auteurs n’habitait aux adresses indiquées dans les courriers.
Contactées, les forces de l’ordre ont fait des recherches et découvert que deux des messages avaient été envoyées depuis des adresses IP utilisées par le chef d’entreprise. Le mis en cause a expliqué que lui et son mari étaient dérangés par les nuisances sonores générées par la discothèque. L’avocate de l’homme a affirmé que le couple et leurs enfants avaient subi le bruit pendant huit ans et que son client avait eu un geste « idiot et désespéré » lorsqu’il avait appris que le lieu allait rouvrir après une période de calme pour sa famille et lui.
Source:
www.20minutes.fr




