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Prix des carburants : aide pour les « gros rouleurs », BTP, taxis… ce que l’on sait des nouvelles aides du gouvernement

Cette fois, il ne s’est pas présenté seul face au micro dans la cour pavée de Matignon. Pas moins de huit ministres entourent Sébastien Lecornu, ce mardi après-midi, pour cette nouvelle série d’annonces, 52 jours après le début de la guerre États-Unis-Iran.

Il s’agit d’un nouveau point d’étape, alors que la plupart des coups de pouce avaient été attribués pour le mois d’avril uniquement : « Nous avons décidé de faire des aides mensualisées, ciblées. Nous refusons toute forme de logique de chèques généraux ou de baisses massives de taxes », affirme le Premier ministre d’entrée de jeu.

VidéoCe qu’il faut retenir des annonces de Sébastien Lecornu sur les carburants

La crise s’installant dans la durée, le gouvernement n’a cependant d’autre choix que de mettre un peu plus la main au portefeuille, en augmentant notamment les montants concernés.

Déjà en place au mois d’avril, l’aide à la pompe pour les pêcheurs va passer de 20 centimes par litre à 30 ou 35 centimes par litre ; celle des agriculteurs va être multipliée par quatre de 4 centimes à 15 centimes par litre. Le forfait des transporteurs devrait atteindre l’équivalent de 20 centimes par litre.

Les taxis et le BTP à leur tour aidés

Devant des prix à la pompe toujours au-dessus des deux euros, le Premier ministre a aussi décidé d’étendre le champ des bénéficiaires à d’autres professions consommatrices de carburant et d’énergie.

Le secteur du BTP, jusqu’ici délaissé, doit aussi bénéficier d’un soutien. Là encore, cela devrait prendre la forme d’une aide à la pompe autour de vingt centimes le litre pour les petites entreprises de moins de vingt salariés ; des discussions doivent avoir lieu pour les PME.

L’idée est d’éviter au maximum que l’augmentation du gazole n’ait un impact sur les clients et la commande publique, autrement dit sur la croissance et indirectement les finances publiques. Les taxis et les VTC devraient eux aussi être bientôt soulagés : des négociations pourraient aboutir à des subventions.

Enfin une prime aux « gros rouleurs »

Mais l’annonce la plus attendue est certainement celle qui concerne ceux qu’on appelle « les gros rouleurs » : 2,9 millions de Français, selon Matignon. Le dispositif a été précisé, dans la soirée, sur France 2, par le ministre de l’Économie Roland Lescure. L’aide concernera les Français travaillant à plus de 15 km de leur domicile et touchant moins de 17 000 euros par an pour une personne seule ou moins de 50 000 euros pour un couple avec deux enfants. Il suffira de se connecter dans « quelques semaines » sur le site Internet des impôts.

Le coup de pouce à la pompe devrait tourner autour de 20 centimes par litre. Un changement de braquet pour le gouvernement qui jusqu’ici s’était contenté de proposer un leasing social, c’est-à-dire un soutien financier pour un changement de véhicule de l’essence à l’électrique, réservé à quelques dizaines de milliers de personnes.

« On reste sur une logique d’activité, pas de chèque à l’aveugle », a insisté Sébastien Lecornu, assumant de ne pas réduire les taxes sur l’essence, même en cette période de vacances scolaires.

Des marges de manœuvre encore ?

En cédant un peu plus de terrain sur le plan social, le locataire de Matignon laisse aussi entendre qu’il a encore un peu de marges pour aider les Français à traverser cette période d’inflation du prix des carburants. « Si les choses devaient s’aggraver, d’autres annonces pourraient être faites » a-t-il conclu tout en pondérant ne pas vouloir « dépenser de l’argent qu’on n’a pas ».

Car le gouvernement doit lui aussi composer avec le contexte actuel pour les finances de l’État. Le matin même, Sébastien Lecornu estimait, dans une lettre adressée à ses ministres, le surcoût de la charge de la dette liée à la remontée des taux d’intérêt à plus de 3,6 milliards d’euros. Conduisant l’exécutif à geler des crédits à hauteur de 4 milliards d’euros pour l’État et à 2 milliards d’euros pour la Sécurité sociale, comme annoncé lors d’un « comité d’alerte » sur les finances publiques, qui s’est tenu à Bercy ce mardi.


Source:

www.leparisien.fr

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