SociétéPassionné de culture geek, ce serveur de nuit fabrique...

Passionné de culture geek, ce serveur de nuit fabrique le jour des tapis en laine végan à l’effigie de vos héros préférés

Devant ses tatouages et son look rock and roll, difficile de l’imaginer s’adonner à une activité manuelle avec des fils de laine. Et pourtant, Maxime Martin, un ancien parisien installé en Eure-et-Loir après sa majorité, a fait de ce matériau de « grand-mère » son nouveau joujou préféré.

« Dès qu’on pense pelotes de laine, on a l’image de la mamie qui fait du crochet ou du tricot dans son fauteuil, s’amuse le Chartrain d’adoption. Mais, aujourd’hui, on peut réaliser des créations modernes et à destination des plus jeunes. »

Ce que confectionne Maxime Martin dans ce qu’il appelle son « atelier maison », une table haute au cœur de son appartement, ce sont des tapis de sol ou de décoration murale réalisés avec une technique de tissage dite de « tuftage », ou « touffetage » en français.

Un artisanat popularisé sur Instagram et TikTok, notamment durant la pandémie où des internautes ont redécouvert les joies de créer des choses de leurs dix doigts. « Pour ma part, j’ai toujours été manuel, j’ai suivi une formation dans l’ébénisterie. Mais c’est aussi en scrollant que je suis tombé il y a plusieurs années sur une vidéo de tufting… et j’ai tout de suite voulu essayer ! »

Une passion démarrée avec 400 euros

La suite, Maxime Martin la compose avec les outils de sa génération. Il apprend les bases de cet art en regardant des tutoriels YouTube, puis achète sur Internet un kit du débutant : un pistolet pour tracer les traits, un cadre en bois avec une toile de moine tendue, des ciseaux et une tondeuse pour parfaire les détails.

« Pour se lancer, ça coûte environ 400 euros en matériel. Il faut ensuite ajouter la matière première avec la laine » précise-t-il. S’il a d’abord signé des tapis pour ses proches, Maxime Martin a vite senti un intérêt croissant. « Des personnes sont venues me dire qu’elles appréciaient le rendu final, que c’était bien plus joli en vrai que sur les réseaux et j’ai eu mes premières ventes » raconte-t-il.

Des tapis à l’effigie de personnages Pokémon ou Seigneur des Anneaux, en passant par des logos, d’un club de football ou d’une société, Maxime Martin répond à chaque envie en y ajoutant sa touche personnelle. « Je suis fan de culture geek et de musique, séries ou films américains, alors je peux aussi faire du Rick et Morty, des Simpson, du Batman ou du Marvel… J’adore dessiner, je ne suis pas obligé de reproduire de l’existant ».

Et sa particularité va plus loin : le créateur, ami des bêtes, a choisi de ne plus utiliser de laine animale. « Aujourd’hui, je n’utilise plus que du 100 % acrylique. Déjà, car la laine acrylique s’abîme moins et puis, pour que mes tapis aillent dans le sens de mes convictions. Ce n’est pas forcément écologique car le plastique ne provient pas toujours du recyclage mais au moins, c’est végan ».

Des créations uniques et des heures de travail

S’il a ouvert son entreprise Maxituft en 2025 et possède déjà une clientèle locale, « des trentenaires avec un peu de pouvoir d’achat car les prix oscillent entre 40 et 350 euros », Maxime Martin doit néanmoins continuer de travailler dans la restauration pour payer ses factures. Il joue alors les oiseaux de nuit en tant que serveur à temps partiel chez Shogun Sushi, et tisse sa toile de « tufteur professionnel » les après-midi en semaine et les dimanches.

« C’est un rythme décalé mais je m’accroche, confie ce passionné. Le but c’est d’ouvrir un jour une boutique, pourquoi pas avec un autre artiste, ça serait cool. » A l’heure de la surproduction dans le milieu du textile, qui uniformise les silhouettes et les intérieurs, lui prône la différence et la patience.

« Je n’ai jamais été du genre à m’habiller comme les autres alors pour mes tapis, c’est pareil. Je ne produis rien en série, chaque création est unique et prend du temps. C’est le jeu de l’artisanal, il faut parfois attendre un peu avant de l’avoir chez soi… Ça peut me prendre des dizaines d’heures de travail sur les plus grosses pièces, celles avec beaucoup de lignes et des couleurs différentes ».

Le jeune artiste propose en outre des ateliers d’initiation au « tufting » et projette de collaborer avec le tatoueur chartrain BMC Concept.


Source:

www.leparisien.fr

Annonce publicitairespot_img

Dernières nouvelles

Annonce publicitairespot_img

John Ternus est-il le patron qu’Apple attendait pour faire sa mue vers l’IA ?

Tim Cook passe la main. Après quinze ans à la tête d’Apple, le patron a annoncé, lundi...

Une opération de police en cours face au tribunal d’Évry-Courcouronnes, un immeuble entier évacué

Devant le tribunal d’Évry-Courcouronnes (Essonne) c’est le branle-bas. Sur les coups de midi, ce mercredi 22 avril, deux camions...
Annonce publicitairespot_imgspot_img