Comme son patron Donald Trump, Pete Hegseth, le très viril “ministre de la Guerre”, tel qu’il s’est rebaptisé, n’a pas de temps à perdre avec les “conneries du changement climatique”, des préoccupations d’éphèbes gauchistes qui ramollissent l’airain de la toute-puissance létale américaine. Bloomberg confirme que le Pentagone a supprimé plus d’une centaine de projets de recherche consacrés aux répercussions du réchauffement planétaire sur la sécurité nationale et ne mentionne le sujet dans son dernier plan stratégique que pour le qualifier d’“idéologie désastreuse”. Mais bon… Si le mot “climat” reste tabou, les caprices de la météo angoissent de plus en plus l’état-major, qui, avec l’assentiment de Hegseth, dépense toujours des fortunes pour prémunir ses bases militaires, ainsi que des infrastructures d’une valeur totale de 400 milliards de dollars, contre la montée des eaux et les feux de forêt.
Et pour cause : en 2018, l’ouragan Michael a haché menu la base aérienne de Tyndall, en Floride, la réduisant en quelques minutes à un amas de plus de 500 000 m3 de débris, pour un coût total de 5 milliards de dollars de réparations. Durant le second mandat de Trump, les ingénieurs du génie militaire continuent, sans s’en vanter, à rehausser les pistes d’atterrissage, à bâtir des murs pa
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