Il estime qu’il n’avait « pas cogné assez fort » dans son précédent livre, Réformer la France, qui étrillait pourtant Emmanuel Macron, Bruno Le Maire, le Conseil d’orientation des retraites (COR) ou l’anticapitalisme primaire de nombreux responsables à gauche. Directeur adjoint du cabinet de Pierre Mauroy de 1981 à 1983, où il a œuvré au tournant de la rigueur, puis président de Suez, de la banque Stern ou du Crédit lyonnais, Jean Peyrelevade a l’âge (86 ans) et l’expérience qui vous donnent la liberté de ne plus mâcher vos mots. Son nouvel essai, La France du populisme au chaos (Odile Jacob), est une démonstration implacable sur l’état de notre pays, entre perte de compétitivité et dépenses sociales incontrôlables, tout comme sur « l’inculture économique » d’une large partie des responsables politiques, de tout bord.
Pour L’Express, Jean Peyrelevade explique les raisons de grande inquiétude. Il étrille les propositions à gauche comme droite, qualifie la taxe de Gabriel Zucman sur les utra-riches de « mythe total », analyse le « péché origine » de la Sécurité sociale française, fustige la radicalisation des syndicats et critique le bilan de Lionel Jospin, disparu récemment. Pour lui, seule une réforme des retraites, ainsi qu’une augmentation de la CSG, de la TVA et de l’impôt sur le revenu des plus riches peut sortir le pays du marasme.
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