Trois semaines seulement après avoir joué à la Philharmonie de Paris, le 17 mars, avec son complice le contrebassiste Christian McBride, le pianiste américain Brad Mehldau, 55 ans, était de nouveau de passage dans la capitale, cette fois pour évoquer Formation. La construction d’un canon personnel, la traduction française du premier volume de ses écrits. Un livre dans lequel le jazzman se confie sur sa personnalité tourmentée, de son enfance dans la bonne société de la Nouvelle-Angleterre à sa chute dans l’enfer de la toxicomanie, à New York, au milieu des années 1990. Dans une brasserie en face de la gare du Nord, il en a parlé au Monde, avant de regagner son domicile amstellodamois.
On vous savait fasciné par le romantisme allemand, ce que confirme « Formation », qui emprunte au « Bildungsroman » et au modèle que sont « Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister » (1795-1796), de Goethe…
Je ressens une grande affinité avec la littérature germanique. Beaucoup de livres que j’ai lus en sont issus et m’ont influencé en tant qu’écrivain, si je peux me définir ainsi. J’ai repris l’idée du Bildungsroman, ces livres consacrés à un personnage dont on retrace la formation et le développement. Ils s’arrêtent toujours avant la maturité. Ce qui me convenait, car je ne voulais pas écrire la suite, par manque de distance.
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Source:
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