Boeing plane au-dessus de la concurrence en ce début d’année 2026. Le constructeur américain a remis 143 avions commerciaux aux compagnies aériennes lors de ces trois premiers mois, dont un mois de mars exceptionnel avec 46 appareils livrés. L’année passée, sur la même période, Boeing avait livré 130 avions. Lors des trois premiers mois de 2024, c’était même bien inférieur, avec 83 avions remis aux compagnies aériennes.
Le constructeur américain a donc su parfaitement rebondir après l’incident de janvier 2024 et l’incident en vol d’un «bouchon de porte» sur un 737 MAX 9 d’Alaska Airlines. Boeing a alors dû attendre octobre 2025 pour obtenir le feu vert du régulateur aérien (FAA) pour accroître la production mensuelle de son modèle phare, le 737 MAX. Ainsi, sur le seul trimestre, Boeing a réalisé 114 monocouloirs de la famille 737, représentant près de 80% des livraisons totales rien que sur ce programme.
Airbus à la peine avec la pénurie de moteur
L’avionneur européen est un peu à la traîne en ce début d’année 2026, avec 114 appareils remis aux compagnies aériennes. Après une année réjouissante en 2025 avec 793 avions commerciaux livrés, Airbus va peut-être être contraint de revoir ses objectifs à la baisse pour ce nouvel exercice. En effet, un problème de qualité a été rencontré sur des panneaux de fuselage de son appareil star, l’A320, affectant alors ses livraisons. Mais ce n’est pas tout !
Airbus a été pénalisé par les difficultés persistantes de son motoriste Pratt & Whitney sur les A320neo. Le mois dernier, Airbus a engagé une procédure pour réclamer des dommages et intérêts au constructeur américain À l’inverse, la situation s’est normalisée avec les moteurs de CFM, coentreprise entre le Français Safran et l’Américain GE, mais les problèmes avec ceux de Pratt & Whitney vont «perdurer en 2026 et peut-être en 2027», a reconnu en février le patron d’Airbus Guillaume Faury.
Source:
www.capital.fr




