Une nouvelle procédure vise Eric Olhats, ancien formateur, recruteur et conseiller connu pour avoir accompagné les débuts d’Antoine Griezmann. Âgé de 63 ans, il fait l’objet d’une enquête pour violences sexuelles sur mineur. Cette procédure intervient alors qu’il purge déjà une peine de six ans de prison, prononcée l’an dernier dans un dossier distinct concernant de jeunes footballeurs.
La condamnation en cours porte sur des faits qualifiés d’« atteintes sexuelles sur mineurs » et de « corruption de mineur ». La justice avait retenu des agissements commis sur six jeunes joueurs, sur deux périodes séparées : entre 1997 et 2002, puis en 2021 et 2022. Cette décision judiciaire avait placé au premier plan la question de la protection des adolescents au sein des environnements de formation sportive, où la relation d’autorité entre adultes encadrants et jeunes athlètes impose une vigilance particulière.
Le nom d’Eric Olhats reste associé au football français en raison de son rôle passé dans le repérage et l’accompagnement de talents. Cette notoriété ne modifie toutefois pas le cadre judiciaire du nouveau dossier, qui doit être traité séparément de la condamnation déjà prononcée. À ce stade, l’existence d’une enquête ne vaut pas culpabilité pour les faits nouvellement examinés, le principe de présomption d’innocence s’appliquant à toute procédure en cours devant la justice.
Cette affaire rappelle l’importance des mécanismes de signalement et de contrôle dans les structures accueillant des mineurs, en particulier dans le sport de haut niveau et les centres de formation. Les parcours de jeunes joueurs reposent souvent sur une forte dépendance à l’égard d’adultes chargés de détecter, conseiller ou orienter une carrière. Dans ce contexte, les enquêtes judiciaires et les condamnations déjà prononcées contribuent à éclairer les responsabilités individuelles, mais aussi les exigences de prévention attendues des institutions sportives et éducatives.
Le suivi de cette nouvelle enquête dépendra désormais des actes menés par les autorités compétentes et des suites judiciaires qui pourront en découler. Pour l’heure, les seuls faits établis publiquement concernent la situation pénale actuelle d’Eric Olhats, incarcéré après une condamnation à six ans de prison, et l’ouverture d’un nouveau volet portant sur des accusations de violences sexuelles sur mineur.






