Des astronomes britanniques ont identifié pour la première fois des étoiles présentant une teinte verdâtre, issue d’une étude spectroscopique portant sur plusieurs centaines de naines blanches. L’équipe, travaillant au sein de Université de Warwick, montre que ces reliques stellaires, jusqu’ici perçues comme principalement blanches, peuvent apparaître dans des nuances surprenantes lorsque l’on examine leur signature spectrale.
Les naines blanches sont les restes d’étoiles ayant épuisé leur combustible nucléaire ; leur couleur apparente dépend essentiellement de la composition de leur atmosphère et des caractéristiques de leur spectre lumineux. Dans ce travail, l’analyse détaillée des spectres a permis d’isoler des caractéristiques peu communes qui confèrent une dominante verdâtre à certains objets. Ces résultats élargissent la palette de phénomènes observables chez ces corps compacts et invitent à revisiter des classifications établies.
La découverte a des répercussions sur la manière dont sont modélisées les atmosphères stellaires et sur l’interprétation des catalogues stellaires basés sur des observations photométriques. Si la teinte verte provient de particularités spectrales détectables uniquement par spectroscopie de haute qualité, des objets similaires pourraient avoir été négligés dans des enquêtes reposant sur des mesures de couleur plus simples. L’équipe de l’Université de Warwick souligne la nécessité d’observations complémentaires pour caractériser la fréquence et les conditions physiques associées à ces teintes.
Au-delà de l’aspect descriptif, cette découverte illustre l’importance des campagnes spectroscopiques étendues en astronomie pour révéler la diversité réelle des vestiges stellaires. Les travaux ouvrent des pistes pour de futures études visant à intégrer ces cas atypiques dans les modèles d’évolution stellaire et à affiner les critères de classification. Des analyses supplémentaires permettront d’évaluer précisément quelles propriétés atmosphériques ou processus physiques sont responsables de cette coloration et d’estimer son impact sur les estimations démographiques des naines blanches dans la Voie lactée.






