En 2025, l’OMM a identifié une baisse marquée des débits fluviaux à l’échelle mondiale, classant cette année parmi les plus sèches observées au cours des trente-cinq dernières années. Le bilan annuel de l’état des ressources en eau, publié le Organisation météorologique mondiale (OMM) le jeudi 17 septembre, met en évidence un recul des stocks d’eau douce et alerte sur des « graves implications pour l’avenir ».
Le rapport note notamment que la diminution des débits fluviaux se manifeste dans de nombreuses régions, amplifiant les tensions déjà présentes sur les systèmes d’approvisionnement. Une telle érosion des ressources hydriques affecte les usages domestiques, l’irrigation, la production d’énergie hydraulique et les fonctions écologiques des cours d’eau. Les bassins qui dépendent des apports réguliers constatent des niveaux plus bas, rendant plus délicate la gestion quotidienne des ressources.
Sur le plan opérationnel, la contraction des réserves d’eau douce soulève des questions sur la résilience des infrastructures existantes et la capacité des gestionnaires à adapter les allocations en période de déficit. Moins d’eau disponible peut aussi entraîner une dégradation de la qualité des masses d’eau et accroître les risques sanitaires liés à des approvisionnements alternatifs ou concentrés. Le constat de l’OMM met ainsi en lumière des enjeux croisés entre services urbains, agriculture et milieux naturels.
Ce bilan souligne la nécessité pour les autorités et les acteurs locaux d’intégrer des informations actualisées sur les ressources en eau dans leurs décisions de planification. Le rapport publié par l’OMM sert de point de référence pour suivre l’évolution des tendances hydrologiques à court et moyen terme et pour mesurer l’ampleur des risques associés à la baisse prolongée des débits fluviaux.






