AccueilOpinionVins : Provence, un vignoble pluriel

Vins : Provence, un vignoble pluriel

Coteaux-d’aix-en-provence, coteaux-varois-en-provence, Bandol, cassis, palette, bellet, les baux-de-provence, pierrevert et quelques Indication géographique protégée (IGP) couvrent environ un tiers de l’aire de production provençale (ci-dessous). Avec 2 800 heures d’ensoleillement par an, des étés secs, des précipitations limitées et l’action permanente du mistral, qui favorisent un état sanitaire remarquable des raisins, le climat constitue l’un des grands alliés des vignerons. La diversité des sols – calcaires, schistes, grès, argiles rouges ou éboulis pierreux – offre une étonnante mosaïque de terroirs, dont la variété se traduit dans les bouteilles.

Aujourd’hui la référence mondiale du vin rosé, la Provence consacre 90 % de sa production à cette couleur, une singularité sans équivalent parmi les grands vignobles français.

Bandol (AOP)

En Provence, le mourvèdre a toujours appartenu au patrimoine ampélographique, mais c’est à Bandol qu’il a fixé son royaume. Accrochées sur les terrasses de pierre sèche qui dominent la Grande Bleue, les fameuses restanques, les vignes rôtissent le jour, mais sont revigorées la nuit par les embruns marins. Une précieuse alchimie qui permet au cépage ombrageux de livrer sa plus parfaite expression.

L’appellation, reconnue en 1941, s’étend sur huit communes et 1 600 hectares de la zone naturelle du bassin du Beausset. L’aire de production est ainsi enserrée dans un vaste amphithéâtre de montagne (Sainte-Baume et Mont Caume).

Château de Pibarnon (bio)

Il faut être patient pour apprécier les nectars que tire Eric de Saint-Victor, gentleman vigneron, de son vignoble (52 hectares) accroché aux restanques d’un spectaculaire amphithéâtre végétal. Le mourvèdre met du temps à s’ouvrir, même vinifié en rosé. Ceux qui composent majoritairement cette cuvée lui offrent un caractère trempé, de la complexité, du gras, une fraîcheur exquise, une tension minérale rare, qu’égaye un bouquet de fruits rouges, d’agrumes et d’épices douces. 28 €.

Domaine de Terrebrune (bio)

Trente-cinq hectares de vignes plantées en restanques face aux flots : la propriété de Reynald Delille, fils du fondateur du domaine en 1968, et de Jean d’Arthuys, entrepreneur passionné par le vin, poursuit sa quête de l’excellence. Ce terroir singulier du Trias livre des bandols tout en finesse et dotés d’une belle capacité de garde. On pourra donc attendre un peu cette dernière édition de rosé, ciselée et riche d’arômes généreux de fruits noirs (mûre, cassis) et de réglisse, que twistent des beaux amers d’écorce d’orange. Il conviendra de le carafer pour qu’elle exprime au mieux sa finale saline. 23 €.

Domaine de l’Olivette Tradition

En deux siècles, dix générations se sont succédé à la tête de cette vaste exploitation familiale des coteaux du Castellet. Depuis 2005, Jean-Luc Dumoutier et son épouse Elisabeth lui consacrent toute leur passion et leur énergie, notamment en organisant de nombreuses manifestations culturelles. Un rosé ample aux notes d’orange sanguine et de fleurs blanches. 17,90 €.

Domaine de La Bégude (bio)

Point culminant de l’appellation bandol, cette réputée propriété compte 40 hectares de vignes plantées à 410 mètres d’altitude, isolées et protégées au milieu d’une nature sauvage de plus de 300 hectares de garrigues, face à la mer Méditerranée. Issu à 70 % de mourvèdre, que complètent du cinsault et un zeste de grenache, le vin se distingue par un style frais, précis et salin. 22 €.

Ici, douze domaines constituent la seule appellation d’origine protégée de l’Hexagone

Les Baux-de-Provence (AOP)

Nichés dans le parc naturel régional des Alpilles, sur sept communes voisines des Baux-de-Provence (Fontvieille, Maussane-les-Alpilles, Mouriès, Paradou, Eygalières, Saint-Etienne-du-Grès et Saint-Rémy-de-Provence)., douze domaines constituent la seule appellation d’origine protégée de l’Hexagone, reconnue en 1995, entièrement convertie à l’agriculture biologique. 240 hectares de vignes s’épanouissent sur des sols très caillouteux, formés d’éboulis ou de grèzes litées, typiques de la région. La production de l’appellation s’élève à 6 500 hectolitres, dont un tiers de rosés.

Domaine de La Vallongue Garrigues (bio)

Convertie à l’agriculture biologique dès 1985, cette vaste propriété appartient depuis 2008 à Christian Latouche, fondateur du groupe Fidicial, géant des services comptables auprès des PME. Trente-trois hectares de vignes, entre falaises, forêt et garrigue, livrent une superbe expression du terroir des Alpilles. Un rosé frais et gourmand, dont exhalent de fines notes de mandarine et de pêche blanche. 14,50 €.

Domaine de Métifiot (bio)

En dix ans, Laurence et Benoît Bateman ont transformé l’exploitation agricole de la famille de cette dernière en un remarquable domaine viticole de seize hectares, doté d’une cave au toit terrasse végétalisée qui s’intègre parfaitement à l’environnement. Ce rosé délivre de fraîches notes de garrigue et de petits fruits rouges, qu’égayent des notes mentholées. 20 €.

Coteaux-d’Aix-en-Provence (AOP)

À l’ouest de la Provence viticole, entre la vallée de la Durance, la montagne Sainte-Victoire, l’étang de Berre et les portes de la Camargue, l’appellation coteaux-d’aix-en-provence s’étend sur un vaste territoire où la vigne façonne les paysages depuis l’Antiquité.

Reconnue depuis 1985, l’appellation rassemble 67 caves particulières, 3 négociants vinificateurs et 12 caves coopératives qui cultivent sur 4 300 hectares une grande diversité de sols – calcaires, argilo-calcaires, caillouteux ou graveleux —, dont ils tirent quelque 202 000 hectolitres. Soit 27 millions de bouteilles, de rosés pour l’essentiel : la couleur constitue la signature des coteaux-d’aix. Ces vins se distinguent par leurs robes scintillantes, vives et claires, leurs arômes délicats d’agrumes, de petits fruits rouges et de fleurs blanches, parfois relevés par des accents d’épices douces et d’aromates. Leur bouche fraîche et tendue se révèle souvent marquée par une belle salinité.

Château La Coste (bio)

Les plus grands noms de l’art et de l’architecture contemporains offrent un écrin unique aux 110 hectares de vignes cultivées en biodynamie. Cet univers onirique inspire le vignoble, qui produit aussi des chefs-d’œuvre sur les terroirs argilo-calcaires de ce domaine du massif de la Trévaresse. Telle cette cuvée de noble expression minérale, fraîche et gourmande. 18,35 €.

Domaine Oddo (bio)

Voilà dix ans que Lorraine Oddo et son père Pascal cultivent dans leur domaine du Vallon des Glauges, au cœur des Alpilles, un art de vivre provençal, épicurien et convivial, qu’ils distillent dans leurs cuvées bios et charmeuses. A l’image de ce subtil rosé, délicieux cocktail d’agrumes mâtiné de nectarine et d’épices. 13,50 €.

Château du Seuil (bio)

Aux portes d’Aix-en-Provence, derrière son élégante bastide du XVIIᵉ siècle et ses jardins inscrits à l’inventaire des monuments historiques, le domaine de la famille Daussun s’étend sur 62 hectares de vignes cultivées en agriculture biologique. Un vin rond, juteux, aux notes de fraises fraîches et de fruits à chair blanche. 13,80 €.

Château Bas (bio)

L’un des meilleurs rapports qualité prix de l’appellation, ce domaine historique de 75 hectares poursuit sa renaissance sous l’impulsion de la famille Castéja, dont les œnologues de leurs crus classés bordelais assurent le suivi. De savoureux arômes de pêche blanche, de framboise et de groseille jouent avec des notes d’agrumes. 12 €.

Domaine Bargemone Libre (bio)

Depuis son rachat par la famille Einaudi, un vent de modernité souffle sur cette référence de l’appellation, avec des installations ultra-performantes coiffées de 800 mètres carrés de panneaux photovoltaïques. Entre gourmandise et douce tension, lovée dans son flacon iconique, cette cuvée délivre de délicates notes d’agrumes et de fruits à chair blanche. 16,50 €.

Cave des Quatre Tours Vilandria

Une expérience tant gustative que visuelle. Soucieuse de jeter des ponts entre savoir-faire viticole et art contemporain, la coopérative de Venelles a proposé à la peintre et créatrice de bijou Marie Trani d’habiller sa cuvée signature avec l’un de ses célèbres Poulpy Blue dans une édition limitée (10 000 bouteilles). 9,50 €.

Le vignoble cette appellation classée en 1993 se situe au cœur de la
Le vignoble cette appellation classée en 1993 se situe au cœur de la « Provence calcaire »

Coteaux-Varois-en-Provence (AOP)

Le vignoble cette appellation classée en 1993 se situe au cœur de la « Provence calcaire ». Dans les bassins et les vallées étroites, entre champs de lavande et forêt, la production est rigoureusement délimitée au sein de vingt-huit communes regroupées autour de Brignoles, jadis résidence d’été des Comtes de Provence. Les 2 900 hectares de vignes y poussent en altitude : 350 mètres en moyenne, 500 mètres pour les plus hautes parcelles.

Soixante-six caves particulières, dix coopératives et six négociants vinificateurs mettent en marché quelque 122 000 hectolitres (soit 16 millions de bouteilles). Principalement des rosés au nez complexe et expressif, présentant des notes florales et une très large palette de fruits.

Domaine Mira Luna (bio)

Nichée entre les villages médiévaux de Correns et Châteauvert, cette propriété est issue du fameux domaine de Miraval, sur lequel règne désormais l’acteur Brad Pitt. La fondatrice de la marque de cosmétiques naturels Aroma-Zone, Anne-Cécile Samaille-Vausselin, l’a rachetée, en 2023, pour mettre en lumière toutes les richesses de ce secret écrin de verdure, fruits de 900 oliviers et de huit hectares de vignes. Autant de produits d’exception, à l’image de ce rosé au bouquet de framboise, d’agrumes et de pêche de vigne, taillé pour accompagner les repas de l’été. 19 €.

L’Oratoire Saint Andrieu

Jean-Paul et Nancy Bignon, propriétaires de Château Talbot, grand cru classé de Saint-Julien, veille depuis plus de vingt ans sur ce superbe domaine de la Provence verte, 600 hectares de forêt et de maquis dans les hauteurs du village de Correns. Une trentaine est consacrée à la vigne, dont les parcelles s’éparpillent sur des plateaux et sont parfois cultivées en terrasses. Les parfums de carambole, de framboise compotée, de nectarine et de pamplemousse charment les papilles. 12,50 €.

Château La Calisse (bio)

Sur les contreforts du Verdon, champs de lavande et rangs de vigne mènent vers l’ancienne magnanerie que Patricia Ortelli a acquise en 1990. L’exigeante et visionnaire néo-vigneronne l’a transformée en l’un des domaines viticoles les plus réputés de la Provence. Chaque année, les vins qu’elle tire de son vignoble de 28 hectares ont progressé, comme en témoigne encore le dernier millésime de ce rosé aux envoûtantes notes florales (muguet, violette), de pêche blanche et de citron confit. 28 €.

Château Margüi (bio)

La propriété de 21 hectares, nichée au cœur de la Provence verte, a rejoint la flotte des Skywalker Vineyards de George Lucas en 2017. Certainement habité par la force (!), l’immense réalisateur y concocte des cuvées qui percent l’écran. Pas étonnant que le domaine compte parmi les fournisseurs officiels du festival de Cannes. Au générique de ce dernier opus, la groseille, le pomelo et la framboise jouent les premiers rôles. 18 €.

Château d’Ollières

Voilà plus de vingt ans, la famille de promoteurs bourguignons Rouy prenait en main la destinée de cette propriété érigée, à la fin du XVIIe siècle, par une lignée de la noblesse provençale, entre les montagnes Sainte-Victoire et Sainte-Baume. Avec succès : le domaine compte aujourd’hui parmi les références de l’appellation varoise. Un assemblage équilibré de grenache, de cinsault et de syrah plein de charme et de fraîcheur. 15,60 €.

Alpilles (AOP)

Au nord-ouest des Bouches-du-Rhône, entre Crau, Camargue et Durance, la zone de production de cette IGP regroupe 19 communes centrées autour de Saint-Rémy-de-Provence, au cœur du Parc naturel régional des Alpilles. Chaque année, environ 25 000 hectolitres de ces vins solaires qui rappellent la garrigue sont produits, dont 60 % de rosé.

Abbaye Sainte-Marie de Pierredon Donna Rosa (bio)

Ce domaine au passé empreint de mysticisme instille du sacré dans ses flacons comme sur ses étiquettes. Inspirées, les différentes cuvées reflètent bien la richesse du terroir des Alpilles. Celle-ci, qui honore la maîtresse des lieux Maria Rosa Pellicioli, épouse d’un magnat de la presse italienne, révèle des arômes de fraise des bois, d’agrumes et de groseille. 19 €.

Sixte d’Eole (bio)

Voilà trois ans que Ludovic Vançon dirige cette propriété d’Eygalières (Bouches-du-Rhöne), acquise en 2018 par l’homme d’affaire Marc Rebouah. Avec cette nouvelle cuvée, l’œnologue-vigneron revendique une approche plus ouverte et décomplexée du vin : « Un rosé de plaisir, de partage et d’instant. » Son nom rend hommage à la sittelle —sixte — oiseau emblématique des Alpilles dont le domaine, résolument attaché à la biodiversité, soutient la préservation. De vives notes de mandarine et de pêche de vigne emballent les papilles. 9,50 €.

Luberon (AOP)

Bien que classée traditionnellement dans la vallée du Rhône, l’appellation reconnue en 1988 est rattachée par beaucoup de professionnels à la Provence, à l’instar du grand critique américain Robert Parker. L’ensemble des vignobles de l’appellation AOC Luberon se situe au sein du parc naturel régional éponyme : limitée au nord par la vallée du Calavon (Apt) et au sud par celle de la Durance (Cavaillon, Pertuis, Manosque), trente-six communes du Vaucluse constituent son terroir, soit 3 100 hectares cultivés qui produisent 130 000 hectolitres (un peu plus de 17 millions de bouteilles), dont 50 % de rosés.

Château de Mille (bio)

Le plus ancien domaine viticole de l’appellation court sur une centaine d’hectares, dont le quart planté de vignes. Constance et Lawrence Slaughter, qui ont acheté la propriété en 2018, poursuivent le vaste programme de restructuration viti-vinicole, parallèlement à la restauration du château du XIIIe siècle, ancienne résidence estivale des papes. Un rosé de caractère, frais et élégant, auquel une vinification partielle en jarre apporte longueur et complexité. 13,80 €.

Domaine Le Novi Côté Levant (bio)

L’œnologue Romain Dol incarne la cinquième génération de vignerons qui veillent sur ce beau vignoble de La Tour-d’Aigues. Quatre des 16 cépages plantés au fil des 28 hectares de safres et de grès tendres composent ce rosé de terroir : au grenache (majoritaire), syrah, cinsault et un zeste de vermentino ajoutent leur signature. 11 €.

Domaine de Fontenille (bio)

Depuis 2013, le galeriste Guillaume Foucher et l’homme d’affaires Frédéric Biousse ont su redonner à l’ancienne bastide et son vignoble non seulement vie, mais l’âme d’une maison de famille. Aujourd’hui domaine viticole, hôtel de luxe et table bistronomique, ce havre de paix livrent des vins typiques, tel ce rosé fruité et acidulé. 13 €.

Château de Sannes Aciana (bio)

Pierre Gattaz évoque les trois « B » pour définir la propriété qui l’a séduit en 2017. Bio, Bien-être et Biodiversité règnent depuis dans et autour ce vignoble d’une trentaine d’hectares niché au sein d’un paradis peuplé d’oliviers, de lavandes, de chênes truffiers, de platanes séculaires, de ruches, d’un jardin à la française et d’une ravissante gentilhommière du XVIIe siècle. Un vrai rosé « de fourchette », ample et savoureux. 19 €.

La Petite Cavale (bio)

Avec détermination, Paul Dubrule a hissé son domaine de Cucuron au pinacle de l’appellation. C’est aujourd’hui la famille Guéret qui veille sur cette belle propriété d’une quarantaine d’hectares aux spectaculaires installations techniques et œnotouristiques dessinées par l’architecte Jean-Michel Wilmotte. Arômes d’agrumes et de petites baies rouges. 12,50 €.


Source:

www.lexpress.fr

La Rédaction
La Rédaction
La Rédaction de Paris Times rassemble un collectif de journalistes et d'analystes engagés à offrir une information rigoureuse, indépendante et réactive. Au quotidien, notre équipe décrypte les grands enjeux politiques, économiques et sociaux pour vous proposer des analyses concises et objectives de l'actualité française et internationale.
Annonce publicitairespot_img

Dernières nouvelles

Pouvoir d’achat en recul : les ménages perdent 1 200 € en moyenne

Depuis 2024, le pouvoir d'achat recule et les ménages perdent en moyenne 1 200 €; une baisse soutenue rare depuis 1960.

La Premier League établit des violations financières graves contre Manchester City

Une commission indépendante juge Manchester City coupable de violations financières systématiques sur près de dix ans.

Réorganisation de la périnatalité : réduire le nombre de maternités et renforcer des centres de proximité

Un rapport propose de diminuer le nombre de maternités en France et de les remplacer par des centres périnataux de proximité pour sécuriser l'offre territoriale.

Retailleau réaffirme sa ligne pro-nationale sans rompre avec l’Europe

Bruno Retailleau défend sa vision de l’Europe et se démarque de l’extrême droite en refusant d’imposer la primauté du droit français.
Annonce publicitairespot_img

Septembre en images : canicules, élections, IA et Léon XIV

Compendium graphique de septembre : dessins publiés en une du Monde par Cartooning for Peace sur canicules, élections, IA et Léon XIV.

Quand la « qualité de vie » en entreprise individualise le mal‑être

Les dispositifs de bien‑être peuvent naturaliser la souffrance en déléguant le problème aux salariés et en laissant l'organisation inchangée.

Pouvoir d’achat en recul : les ménages perdent 1 200 € en moyenne

Depuis 2024, le pouvoir d'achat recule et les ménages perdent en moyenne 1 200 €; une baisse soutenue rare depuis 1960.

La Premier League établit des violations financières graves contre Manchester City

Une commission indépendante juge Manchester City coupable de violations financières systématiques sur près de dix ans.
Annonce publicitairespot_imgspot_img