La Route du Rhum s’arrête prématurément pour Violette Dorange. La navigatrice française ne reprendra pas la mer vers la Guadeloupe après les dégâts subis par son Imoca à foils lors d’une collision avec le trimaran de Romain Pilliard. La décision met fin à sa participation à la transatlantique, épreuve majeure de la voile en solitaire, dont le parcours relie traditionnellement la métropole à la Guadeloupe.
Les contrôles réalisés sur le bateau ont mis en évidence des dommages jugés trop importants pour permettre un nouveau départ dans des conditions satisfaisantes. Le choc a notamment touché un foil, appendice essentiel sur ce type de monocoque, ainsi que plusieurs éléments de la coque. Pour un Imoca à foils, ces parties participent à la performance, mais aussi à l’équilibre général du bateau en navigation hauturière.
L’équipe de Violette Dorange a indiqué que l’état de la structure imposait une procédure de remise en état complète avant toute perspective de reprise. « Ces constats imposent de rentrer le bateau sous abri, de le laisser sécher, puis de reconstruire », a-t-elle précisé. Cette formulation traduit la nature du problème : il ne s’agit pas seulement de réparer une pièce visible, mais de traiter des atteintes pouvant concerner l’intégrité même du support.
Dans une course transatlantique en solitaire comme la Route du Rhum, la fiabilité du bateau constitue une condition préalable à toute décision sportive. Les concurrents doivent affronter plusieurs milliers de milles en autonomie, avec des phases de navigation exigeantes et peu de marge d’intervention en cas d’avarie majeure. Le choix de renoncer s’inscrit donc dans une logique de sécurité et de préservation du matériel.
Ce retrait intervient après un incident impliquant deux unités très différentes, un Imoca à foils et un trimaran, deux catégories présentes dans l’univers de la course au large mais répondant à des contraintes techniques distinctes. Pour Violette Dorange, la priorité devient désormais le retour du bateau à l’abri, son assèchement et la reconstruction des zones touchées. La compétition se poursuivra sans elle vers les Antilles, tandis que son équipe devra établir le calendrier des travaux nécessaires avant un retour à la navigation.






