Un adolescent sur sept seulement pratique une activité physique quotidienne dans le monde. Ce constat, alarmant par sa stabilité, place la santé des 11-17 ans au cœur d’un enjeu durable de prévention. L’Organisation mondiale de la santé alerte sur un niveau d’inactivité qui demeure élevé, avec une attention particulière portée aux filles, davantage concernées par le manque de mouvement régulier.
La nouvelle étude publiée dans The Lancet Global Health confirme que la situation ne s’améliore pas depuis quinze ans. Malgré la multiplication des messages publics autour du sport, de la marche ou des loisirs actifs, l’inactivité des adolescents ne recule pas à l’échelle mondiale. Cette continuité dans le temps donne à l’alerte une portée particulière : il ne s’agit pas d’un phénomène ponctuel, mais d’une tendance installée.
Le manque d’activité physique à l’adolescence constitue un sujet de santé publique, car cette période de la vie façonne une partie des habitudes futures. L’enjeu dépasse la pratique sportive organisée : il concerne aussi les déplacements, les loisirs, le temps passé assis et l’accès quotidien à des environnements favorables au mouvement. Le signal envoyé par l’OMS souligne la difficulté des politiques publiques à transformer durablement les comportements, en particulier lorsque les contraintes scolaires, sociales ou urbaines limitent les occasions de bouger.
La situation des filles apparaît comme un point central de préoccupation. L’écart observé rappelle que l’activité physique reste influencée par des facteurs d’accès, de représentation et d’organisation du temps. Les réponses attendues ne peuvent donc se limiter à des campagnes de sensibilisation générales : elles impliquent les familles, les établissements scolaires, les collectivités et les acteurs de la santé. L’étude publiée par The Lancet Global Health met ainsi en évidence une priorité claire : faire de l’activité quotidienne des jeunes un objectif concret, mesurable et durable.






