Une seconde vie : c’est ainsi que décrit son existence Sandra Lartoni, 32 ans, originaire de Gironde, qui vit depuis quatorze ans avec un cœur transplanté. À l’occasion de la Journée internationale du don d’organes samedi 17 octobre, elle a accepté de partager les contours d’un quotidien marqué à la fois par la gratitude et par des impératifs médicaux permanents.
La greffe a offert à Sandra la possibilité de mener des projets et de retrouver une autonomie durable, mais elle s’accompagne de contraintes concrètes. Le suivi médical régulier, la prise de traitements immunosuppresseurs et les consultations spécialisées font désormais partie intégrante de son rythme de vie. Ces obligations pèsent sur l’organisation personnelle et professionnelle, et exigent une vigilance constante vis-à-vis des signes de rejet ou d’infection.
Sandra ignore l’identité de la personne qui lui a donné cet organe, une réalité conforme au principe d’anonymat qui encadre les prélèvements et les dons en France. Ce cadre juridique et éthique vise à protéger à la fois les familles des donneurs et les receveurs. Pour elle, l’inconnu du don n’entame ni la reconnaissance ni le respect envers le geste qui lui a permis de prolonger sa vie ; il souligne plutôt l’importance collective des politiques de don et de prise en charge post‑greffe.
Son témoignage, rendu public à la faveur de la journée dédiée au don et à la greffe, met en lumière les enjeux concrets autour de la transplantation : accès aux soins spécialisés, accompagnement psychologique, et information du public sur le fonctionnement du don d’organes. Sans formuler d’appel personnel, l’exemple de Sandra illustre les conséquences directes du don sur la vie d’un receveur et rappelle la nécessité d’un dispositif de santé capable d’assurer suivi, soutien et qualité de vie sur le long terme pour les personnes greffées.






