Les musiciens militants de l’Orchestre du nouveau monde ont vu samedi leur prestation publique interrompue par des gaz lacrymogènes sur la Place de la République. L’événement, mêlant musique et engagement politique, avait attiré un public varié et suscité une forte visibilité après la mobilisation du 17 octobre qui a fait connaître le collectif.
Créé comme un rassemblement d’interprètes professionnels et d’amateurs, l’ensemble se définit par une identité clairement engagée : antiraciste, anticapitaliste, féministe, écologiste et inscrit dans une logique de décroissance. Cette combinaison d’aspirations militantes et de pratiques musicales a contribué à sa notoriété récente, notamment lors des rassemblements du 17 octobre, et explique le caractère public et revendicatif de ses prestations dans l’espace urbain de Paris.
Samedi, la tentative de transformer la place en scène a été interrompue par l’emploi de gaz lacrymogènes qui a rendu la poursuite du concert impossible. L’usage de ces agents a affecté l’auditoire comme les participants, mettant fin à une performance qui visait à combiner répertoire et prise de parole collective. Les descriptions de la scène convergent sur le fait que la dispersion a empêché la tenue normale du concert et dispersé les personnes présentes.
L’incident relance des questions sur la place de l’action culturelle dans les manifestations et sur les conditions de tenue d’événements artistiques dans l’espace public. Il met en lumière les tensions entre expression collective, sécurité et maintien de l’ordre lors des rassemblements urbains. Pour l’Orchestre du nouveau monde, l’interruption renforce la visibilité de son projet tout en posant des enjeux pratiques pour ses prochaines interventions : accès à l’espace public, protection des participants et possibilités d’expression musicale dans un contexte de mobilisation.






