Décision clé attendue à la 28e Conférence générale des poids et mesures : les délégués sont appelés à se prononcer sur une résolution visant à supprimer la seconde intercalaire et à faire du temps universel coordonné une échelle continue. Le BIPM, qui coordonne les références du temps, rappelle que ces ajustements ponctuels existent depuis 1972 pour compenser le ralentissement progressif de la rotation de la Terre.
Les secondes intercalaires sont décidées et annoncées par le Service international de la rotation de la Terre et appliquées au cadre UTC afin d’aligner l’heure civile sur la rotation réelle de la planète. Cette pratique crée des discontinuités temporelles ponctuelles que des systèmes informatiques, réseaux de télécommunication et plates-formes logicielles ont déjà rencontrées comme source de complications opérationnelles et de synchronisation.
La racine du problème est la variabilité et le ralentissement séculaire de la rotation terrestre, lié notamment aux effets de marée et aux redistributions de masse. Les observatoires et services astronomiques continuent de mesurer et de publier l’angle de référence UT1 pour les usages nécessitant une connaissance précise de l’orientation de la Terre. La suppression des secondes intercalaires entraînerait une divergence progressive entre l’UTC tel que perçu par les horloges civiles et l’heure astronomique, une divergence gérée aujourd’hui par des indicateurs distincts.
La décision finale appartient aux États membres réunis en conférence et porte sur la définition même de l’UTC, utilisée comme référence par de nombreux secteurs industriels et scientifiques. Au-delà de l’aspect technique, les conséquences pratiques porteront sur les normes de synchronisation, les protocoles de diffusion horaire et la maintenance des infrastructures qui s’appuient sur une référence de temps stable. Pour des informations détaillées sur le calendrier des ajustements et les échelles de temps concernées, consulter les ressources du BIPM et du IERS.






