Arcom convie acteurs du paysage audio numérique à une série d’échanges visant à définir des principes communs applicables aux émissions politiques les plus suivies. Sont notamment mentionnés parmi les invités Gaspard G, Guillaume Pley et Sam Zirah, figures reconnues pour leurs entretiens avec des candidats et personnalités publiques. L’objectif déclaré est d’engager une réflexion collective autour d’un code de bonne conduite susceptible d’encadrer pratiques et responsabilités en période électorale, à l’approche de la présidentielle de 2027.
Le mouvement s’inscrit dans un contexte de forte expansion des podcasts politiques, dont l’audience et l’impact sur le débat public ont augmenté significativement ces dernières années. Ces formats hybrides, souvent indépendants des circuits audiovisuels traditionnels, interrogent les règles habituelles de transparence, de vérification des faits et d’équilibre entre candidats, en particulier lorsque des émissions attirent un public très large ou proposent des entretiens exclusifs en période préélectorale.
Plutôt que d’imposer immédiatement des obligations, Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) privilégie pour l’instant une démarche de consultation. L’institution explore différents mécanismes — code de déontologie partagé, bonnes pratiques de fact-checking, critères pour identifier les podcasts « les plus influents » — tout en cherchant à préserver la liberté d’expression et l’innovation éditoriale. Les discussions visent à évaluer des outils proportionnés et lisibles pour les producteurs, les plateformes et les auditeurs, sans préjuger d’options réglementaires contraignantes.
Les suites de cette initiative intéresseront l’ensemble des acteurs du secteur: créateurs de contenus, hébergeurs, publicitaires et candidats. Selon l’issue des travaux, des recommandations pourraient être publiées et servir de base à des engagements volontaires ou à des propositions législatives ultérieures. À mesure que la campagne pour 2027 se précise, la concertation lancée par Arcom doit permettre d’éclairer les choix pratiques pour concilier pluralisme, transparence et intégrité du débat démocratique.






