Rénover les universités est au cœur de la chronique signée par Armand Hatchuel, chercheur en sciences de gestion. L’auteur y interroge la capacité des institutions académiques à évoluer : loin d’une image immobile, il met en avant la nécessité d’une actualisation des disciplines et des pratiques pédagogiques pour rester pertinentes dans un monde en mutation.
Selon l’analyse développée, les transformations extérieures — transition écologique, révolution numérique, complexification des enjeux sociaux — exigent que les universités réexaminent leurs priorités et leurs modes de production de savoir. Cette perspective met l’accent sur la porosité entre champs disciplinaires et sur l’adaptation des cursus afin d’offrir des outils adaptés aux problèmes contemporains, sans remettre en question la mission fondamentale de transmission et de recherche.
Sur le plan opérationnel, la réflexion porte sur plusieurs axes convergents : la redéfinition des programmes pour intégrer l’interdisciplinarité, l’évolution des méthodes d’évaluation des travaux et des parcours, ainsi que la mise en réseau plus étroite entre milieux académiques, acteurs économiques et sociétés civiles. L’analyse souligne aussi les implications pour la gouvernance et les modes de financement, qui peuvent favoriser ou freiner les initiatives de renouvellement selon les contextes institutionnels.
La chronique de Armand Hatchuel ouvre ainsi une discussion sur les modalités concrètes de cette transformation. Au-delà du constat, elle invite enseignants, chercheurs et décideurs à engager un dialogue structuré afin d’identifier des leviers d’action compatibles avec les valeurs universitaires. La question centrale reste la conciliation entre continuité scientifique et capacité d’innovation des établissements, enjeu déterminant pour leur rôle dans la société contemporaine.






