Cette semaine, La Matinale du « Monde » propose une sélection de séries qui explore des registres très différents. Au programme figurent Paolo, Brothers, Mes morts tristes et Le Problème final. Le choix illustre une tendance actuelle : des fictions qui jouent sur l’intensité atmosphérique et sur la reprise de figures narratives établies, tout en multipliant les cadres géographiques, du cône sud de l’Amérique latine à la Méditerranée.
Paolo se présente comme un cauchemar métaphysique planté à Buenos Aires, où l’environnement urbain devient un personnage à part entière. La série mise sur une dramaturgie du malaise et de l’étrangeté, favorisant les ambiances pesantes plutôt que l’action explicite. Ce type d’approche confirme l’intérêt des créateurs pour des récits qui questionnent l’identité et la réalité, en faisant de la ville le lieu d’une exploration existentielle plus que d’une simple toile de fond.
Le Problème final propose, pour sa part, une remise en scène de Sherlock Holmes dans un décor surprenant : les Baléares. La réapparition d’un personnage aussi emblématique témoigne d’une dynamique de la programmation contemporaine, qui revisite des classiques pour les ancrer dans des contextes nouveaux. Ce déplacement géographique invite à observer comment l’adaptation s’empare du patrimoine littéraire pour en extraire de nouvelles tensions narratives et visuelles, sans se limiter à une simple transposition.
Parmi les autres titres retenus, Brothers et Mes morts tristes complètent la palette en offrant, selon la sélection, des propositions contrastées tant par le ton que par les enjeux thématiques. Ensemble, ces séries tracent un panorama de la création télévisuelle actuelle : diversité des origines, dialogues entre littérature et fiction audiovisuelle, et prédominance d’atmosphères travaillées. Pour les spectateurs, la sélection constitue une porte d’entrée vers des œuvres qui misent sur l’expérience immersive et la réinterprétation des références culturelles.






