Le ministre israélien Miki Zohar a réclamé publiquement que Yuval Abraham et Rachel Szor, réalisateurs du documentaire Naza, soient privés de leur citoyenneté. La demande intervient après la reconnaissance du film à la Mostra, où il a reçu un prix. L’annonce du responsable de la culture a immédiatement placé la question de la sanction politique contre des artistes au cœur du débat public.
Le documentaire donne la parole à d’anciens militaires et présente des témoignages qui décrivent la mort de civils lors d’opérations menées par l’armée israélienne dans l’enclave de Gaza. Les réalisateurs soutiennent que leur travail repose sur des récits directs et des documents filmiques. La projection et la récompense internationale ont accentué l’attention autour du film et de ses allégations.
La demande de déchéance met en lumière des tensions entre impératifs de sécurité nationale et libertés artistiques. Des voix politiques ont estimé que le film franchissait des lignes inacceptables, tandis que d’autres observateurs ont souligné l’impact d’une telle mesure sur les créateurs. La procédure évoquée par le ministre ouvre une séquence où seront examinées, par les instances compétentes, les justifications et le cadre légal d’une éventuelle sanction.
Au-delà des controverses immédiates, la diffusion et la distinction obtenue par Naza posent des questions sur la réception internationale des films traitant des conflits contemporains et sur la manière dont les États réagissent aux enquêtes visuelles produites par leurs ressortissants. La situation reste évolutive, alors que les demandes de sanction promettent d’alimenter discussions juridiques et médiatiques dans les jours à venir.






