La Nouvelle‑Calédonie est présentée dans une tribune comme un territoire façonné par des mémoires croisées et des appartenances entremêlées. Dans un texte publié par Le Monde, Vaimu’a Muliava dénonce ce qu’il qualifie de « grand dérèglement de la représentation démocratique » et défend la nécessité d’inventer une démocratie relationnelle capable de tisser des liens entre communautés et institutions.
La contribution met en lumière, sans en altérer le sens, la difficulté de concilier des récits historiques et des demandes politiques distinctes sur le territoire. L’auteur invite à dépasser des logiques strictement majoritaires pour expérimenter des formes de gouvernance qui valorisent la reconnaissance mutuelle et la cohabitation des mémoires. Ce propos s’inscrit dans un débat plus large sur l’avenir institutionnel et la cohésion sociale de la Nouvelle‑Calédonie, où la représentation politique est interrogée tant par des élus que par la société civile.
Sur le plan pratique, la notion de « démocratie relationnelle » vise à mettre l’accent sur les processus de dialogue, la prise en compte des positions plurielles et la construction d’un projet commun. Le texte de Vaimu’a Muliava souligne l’enjeu de reconstruire une confiance intercommunautaire qui permette d’aborder les questions institutionnelles et sociales sans diluer la singularité des héritages. Le propos apporte une contribution aux discussions politiques en cours et offre des clés de lecture pour comprendre les tensions et les propositions de réforme.
En appelant à un « acte de courage collectif » pour « faire pays », l’élu place la responsabilité du changement tant sur les acteurs politiques que sur les composantes de la société locale. Cette tribune, publiée par Le Monde, alimente le dialogue public et pose des questions opérationnelles sur la manière dont les institutions et les citoyens peuvent inventer des modalités participatives adaptées aux réalités du territoire. Le débat autour de ces propositions devrait rester central dans les prochaines étapes politiques de la Nouvelle‑Calédonie et de ses représentants.






