Raphaël Glucksmann appelle à un rapprochement inédit en vue de la présidentielle de 2027 en invitant Les Ecologistes à « faire campagne, avec nous ». Le candidat met en avant un projet qu’il qualifie de République écologique, centrant son offre politique sur la convergence entre enjeux sociaux et environnementaux. Cette initiative vise à transformer les priorités de la campagne en mettant l’accent sur la transition écologique combinée à des mesures de justice sociale.
Sur le plan programmatique, Raphaël Glucksmann défend l’idée d’un financement ciblé des augmentations de salaires via une taxation accrue des « méga-héritages ». Il propose d’affecter ces ressources nouvelles à des revalorisations salariales visant à réduire les inégalités et soutenir le pouvoir d’achat. L’option fiscale se situe au cœur du projet, qui entend articuler redistribution et impulsion d’une politique industrielle compatible avec les objectifs de transition.
La proposition ouvre un débat politique sur la capacité de la gauche à articuler des alliances durables autour de l’écologie et du social. L’appel à une campagne commune cherche à dépasser la fragmentation des forces progressistes en vue d’un front électoral plus cohérent; en revanche, il pose la question des compromis programmatiques nécessaires pour convaincre écologie et mouvements sociaux. Les tensions possibles portent sur les priorités sectorielles, les modalités de financement et l’équilibre entre contraintes climatiques et exigences de redistribution.
À l’approche du scrutin, cette initiative modifie l’agenda public et oriente la discussion vers la taxation, les héritages et la revalorisation des salaires. Si l’idée d’une République écologique venait à rassembler, elle pourrait redéfinir les alliances et les enjeux de campagne. Reste à voir comment les partis concernés répondront à cet appel et quelles mesures concrètes seront proposées pour traduire ces orientations en dispositifs politiques opérationnels.






