Centanafadine, nouvel espoir approuvé aux États-Unis attire l’attention des cliniciens français qui déplorent l’absence de ce traitement sur le marché national. Présentée comme dotée d’un mode d’action différent des médicaments déjà utilisés, cette molécule n’est pas accessible aux patients en France. Des spécialistes mettent en garde : le faible nombre de molécules autorisées contraint la personnalisation des prises en charge pour les personnes atteintes de TDAH.
Le paysage thérapeutique actuel en France repose principalement sur quelques classes de médicaments. Les psychostimulants, notamment le méthylphénidate, constituent l’option la plus prescrite, complétée par des traitements non stimulants pour certains profils cliniques. Cette offre limitée signifie que lorsque l’un de ces traitements est inefficace ou mal toléré, les alternatives pharmacologiques restent peu nombreuses, ce qui complique la gestion à long terme du trouble chez les enfants, les adolescents et les adultes.
Pour qu’une nouvelle molécule comme la centanafadine soit disponible en France, une autorisation de mise sur le marché doit être obtenue au niveau européen ou national, suivie de décisions sur le prix et le remboursement. Ces étapes déterminent l’accès effectif des patients et la diffusion dans les pratiques cliniques. Les spécialistes français appellent à une évaluation rapide et rigoureuse des innovations thérapeutiques afin d’élargir l’arsenal disponible et d’assurer que les nouvelles options puissent être intégrées dans les parcours de soin lorsque leur rapport bénéfice/risque est établi.
Au-delà des procédures réglementaires, la question centrale reste celle de la prise en charge individuelle : disposer d’un plus grand nombre de médicaments permettrait d’adapter les traitements aux réponses cliniques et aux profils de tolérance variés. En attendant une éventuelle autorisation et un remboursement en Europe, les équipes médicales en France continueront d’utiliser les options existantes et d’orienter les patients vers des stratégies non médicamenteuses complémentaires lorsque cela est indiqué. L’annonce outre-Atlantique relance néanmoins le débat sur la nécessité d’un renouvellement et d’une diversification des offres thérapeutiques pour le TDAH en France.






